CONCLUSIONS
1° Les plaies articulaires du genou sont divisibles en deux catégories : Infectées ou non. Les premières, arthrites purulentes traumatiques, sont justiciables de la résection, l’arthrotomie de drainage s’étant montrée nettement insuffisante. La résection de drainage aura d’autant plus de chances d’éviter lamputation qu'elle sera plus précoce; elle devra laisser largement écartées les surfaces de section osseuse qui ne seront rapprochées qu’à mesure que le drainage aura agi ;
2° Les plaies, cliniquement non infectées du genou, devront être suturées primitivement, après exérèse des projectiles et débris les accompagnant, et des tissus contus avec curetage osseux au besoin. C’est une opération d’asepsie. Habituellement complétée par un lavage à l’éther, elle donne d’excellents résultats immédiats. Dans ces cas l’arthrotomie s'était montrée non seulement insuffisante mais dangereuse, infectante de dehors en dedans;
3° La suture ne sera cependant que primo-secondaire dans les cas exceptionnels où l'aseptisation et l’hémostase osseuse seront insuffisamment réalisées,car la suture primitive doit être intégrale : sans mêche ni drain, portes ouvertes à l'infection extérieure ;
4e L’arthrite étant évitée par cette opération d’exé-