‹ Sur le Traitement Chirurgical d'Urgence des Plaies de Guerre du GenouChapitre 6 sur 28 · PLAIES PROPRES ET PLAIES INFECTÉES · texte numérisé non relu

PLAIES PROPRES ET PLAIES INFECTÉES

Les plaies de guerre du genou sont divisées par la presque totalité des auteurs en plaies sans lésion osseuse et plaies avec lésion osseuse. Cette classification a pu être judicieuse tant que l’arthrotomie simple et sans suture a été le traitement commun des plaies du genou propres ou infectées. A cette période les lésions osseuses, aggravant l’infection généralement consécutive à la blessure ou à l’arthrotomie, réclamaient la résection, même dans bien des cas où l’importance de ces lésions osseuses ne dépassait pas la limite aujourd’hui accordée à l'indication de la suture primitive de l'articulation.

A présent une thérapeutique plus rationnelle nous fera réséquer un cas simple s’il est infecté, conserver au contraire un cas de lésion osseuse s’il reste aseptique.

Actuellement où l’exérèse suivie de suture cons: titue l’opération de choix et guérit sans arthrite les cas simples et bien des cas compliqués de lésions: osseuses ; actuellement où la résection primitive et:

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aseptique sauvegarde la plupart des grands fracas osseux du genou de l’amputation (constituant en somme le terme ultime de l’exérèse des parties contuses suivie de suture primitive), nous considérons que les plaies du genou comprennent deux catégories: 1° celles où l'opération aseptique détermine la guérison aseptique quelle que soit l'étendue des lésions osseuses 2° celles où l'infection doit être traitée par la résection de drainage quelque minime que soit l'étendue des lésions osseuses. Nous diviserons donc les plaies du genou en plaies infectées et plaies non infectées.

Cette division n’est pas une division scientifiquement exacte, toute plaie de guerre étant septique à l'examen de laboratoire, mais on sait grâce à de multiples examens que les sutures tant primitives que secondaires n’exigent pas une asepsie absolue pour réussir.

Il en est à ce point de vue du genou comme de toute autre blessure de guerre. Donc cliniquement et chirurgicalement, pratiquement, il existe bien deux catégories de plaies, les unes propres, justiciables de la suture simple ou de la résection avec suture ; les autres infectées, justiciables de la résection de drainage sans suture,

Nous ne sommes d’ailleurs pas les premiers à adopter cette classification : c’est déjà celle de Grégoire dans sa communication à la Société de Chirurgie du # janvier 1915, de Moulonguet (Presse médicale, n° 61, 1916), de Lefilliâäitre (Soc. Chir.,

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