‹ Sur le Traitement de la Tuberculose de l'ÉpididymeChapitre 13 sur 16 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

OBSERVATION N° 1. — M. G. Le P..., 26 ans

Atteint de cyphose depuis son enfance. Pas d’antécédents bacillaires. En juillet 1932, blennorragie se “ompliquant en août d’une orchi-épididymite gonococcique droite qui, traitée par la vaccinothérapie, est guérie en octobre,

Fin. décembre 1932, le testicule droit devient à nouveau sensible et augmente de volume rapidement.

Vu par nous en janvier 1933, la malade présente une rolumineuse épididymite droite avec de nombreuses bosselures. Il y a adhérence avec la vaginale et le scrotum. :

Sur la face inféro-externe un point semble en voie de ramollissement. Le toucher reetal ne révèle pas de lésions perceptibles au niveau de la vésicule correspondante ou de la prostate.

Une première série de vaccin de Vaudremer (émulsion forte) est faite en janvier-février. Pendant ce temps l’abecès s’est ouvert et fistulisé.

Une deuxième série de V. A. V. est faite en avril. La fistule suppurant toujours et l’épididymite n’ayant que peu de tendance à s'améliorer, le malade voudrait une thérapeutique plus énergique ou une intervention chirurgicale.

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Nous l’adressons alors au Docteur Auvigne qui déconseille l'intervention à chaud et nous demande d’appliquer la méthode de Durante.

Le traitement est commencé le 10 juin : injection de quelques gouttes par l’orifice de la fistule.

Puis, deux fois par semaine, nous injectons des doses progressivement croissantes en commençant par les points les plus écartés de la fiscule pour se rapprocher ensuite de celle-ci.

Rapidement il y a du mieux.

Dès le 7 juillet, après 6 piqûres, il y a une notable diminution des noyaux épididymaires et la suppuration est moins abondante.

Les piqûres sont espacées tous les 10 à 15 jours. Fin septembre l’épididyme a encore beaucoup diminué de volume mais il persiste toujours un peu de suppuration. L'origine de celle-ci est trouvée dans un noyau situé à la face postéro-interne. En effet une injection en cet

endroit de 1 cc? ee la solution iodée reflue par la

fistule.

Deux séances successives au même point, le 18 et le 25 novembre tarissent la suppuration.

En décembre, il ne reste plus à l’orifice de la fistule que quelques croutelles de sérosité desséchées.

Les piqûres sont suspéndues.

Revu en avril 1934, le malade reste bien guéri, la fistule est complètement fermée, l’épididyme n’a plus de bosselures vraiment appréciables.

Depuis cette date, l'amélioration s’est poursuivie à

un tel point qu’on peut presque parler de « restitutio ad integrum », tout au moins clinique.

OBSERVATION N° 2. — M. J. L.…., 40 ans employé de magasin

À fait il ya quelques années de la bacillose pulmonaire semblant actuellement guérie.

En mars 1933, fait une orchi-épididymite bacillaire droite pour laquelle il va consulter son médecin. On le traite par 20 piqûres de sel d’or. Malgré ce traitement il se forme un abcès qui est ponetionné mais se fistulise au point de ponction.

Vers mi-juillet, il est envoyé au Docteur Auvigne pour avis sur le traitement à faire.

Ayant déjà pu constater, chez le malade précédent, les heureux résultats du traitement iodé, le Docteur Auvigne nous l’adresse en nous demandant de traiter également ce cas par la méthode de Durante.

A ce moment l’ensemble testicule-épididyme représentait le volume d’une orange moyenne. Par deux fistules, dont une cratériforme et large de plus 5 m/m, s’écoulait un pus abondant. La région était très sensible et le malade assez démoralisé.

Le 11 juillet on fait une injection de 1/2 cc en quatre points puis, quelques jours après, une même dose répartie en des endroits différents. Dès la troisième séance il y a aplatissement des régions injectées, spécialement au pôle inférieur, antérieurement très saïllant.

En même temps que la solution iodée est uitlisée localement, le malade reçoit une série de 6 ampoules de V. A. V. émulsion forte.

Dans le courant d’août nous faisons six séances de 1 ce à 1 cc8, 5, traitant alternativement les deux pôles.

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Déjà fin août on arrive à percevoir la forme du testicule qui précédemment disparaissait dans l’empâtement épididymaire.

Le malade se réjouit des rapides progrès. Une deuxième série de V. A. V. est Conseillé.

Trois séances en septembre permettent de cireonscrire les lésions à une région centrale sous-fistuleuse, Les points périphériques traités sont déjà durs, sclé-

rosés. La suppuration est diminuée des trois quarts.

Au palper on arrive à repérer les quelques noyaux mous, source sans doute du pus persistant. On les pique et le liquide ressortant par la fistule en fait un petit lavage de ces poches et du trajet fistuleux avec 2 à 3 cc de la solution.

Le résultat est rapide et excellent car la suppuration se réduit en 10 jours à une sérosité peu abondante.

Le 20 octobre, constatant l’amélioration, on laisse le malade trois semaines sans piqüres. Une seule séance fin novembre et une dernière «de consolidation» en décembre guérissent cette énorme épididymite bacillaire.

Revu en avril 1934, le malade a son épididyme droit de volume sensiblement normal, on ne perçoit plus que quelques petits noyaux durs, conséquence du traitement sclérosant ; les fiscules sont taries et leurs orifices fermés.

En cinq mois environ la méthode de Durante a guéri ce malade sans qu'il ait interrompu un seul jour son travail, alors que quatre mois d’un traitement antérieur comportant le repos n’avaient abouti à aucun résultat.

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