‹ Sur le Traitement de la Tuberculose de l'ÉpididymeChapitre 5 sur 16 · SAT · texte numérisé non relu

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voir les lésions prostato-vésiculaires s’immobiliser ou rême rétrocéder après la suppression de l’épididyme. 4° Elle doit se faire autant que possible à froid. 5° Elle est le traitement de choix pour tous les malades qui ne peuvent pas, ou ne veulent pas, courir les chances d’une guérison médicale.

6°: La possibilité de celle-ci n’est pas niable : qu’elle survienne à la suite d’une thérapeutique médicale pure (cure d’air, héliothérapie, U. V., Antigène Nègre et Boquet, vaccin de Vaudremer) ou associée à des pratiques de petite chirurgie (curettage, injections modificatrices, ponctions).

Sur ces points, tous sont d'accord.

Mais l’accord est moins complet quand il s’agit de préciser les frontières médico-chirurgicales.

A) Les INTERVENTIONNISTES, avec MARION, étendent au maximum les indications de l’épididymectomie.

Celle-ci, pour qui sait la pratiquer — car elle est « bien plus difficile qu’une néphrectomie » (MARION) — est réalisable dans la plupart des cas.

L’atteinte macroscopique du testicule est rare (1/10 des cas sur plus de 1.200 opérations); l'atteinte microscopique est sans doute beaucoup plus fréquente, ainsi qu’en témoignent les nombreuses biopsies pratiquées par CHEVASSU, mais elle n’empêche pas la guérison clinique.

n somme, l’épididymectomie est l'opération de choix, et Marion préconise même la suppression

bilatérale systématique, dans les cas où une épididymite unilatérale coïncide avec des noyaux dans le lobe prostatique opposé.

Dans ces conditions, le traitement médical voit ses indications réduites.

B) LES ÉCLECTIQUES (ORAISON) réservent l’épididymectomie pour les lésions bien localisées à lépididyme seul, qu’elles soient suppurées ou non, mais sans autre atteinte du tractus génital.

C) Les CONSERVATEURS, parmi lesquels certains

Américains (SPITZER), et surtout les Italiens (CASSUTo,

GAMBERINI, MAROGNA), sans méconnaître la valeur des procédés chirurgicaux, les considèrent comme des procédés d’exception. Ils les réservent « pour les adultes en situation économique inférieure, ou lorsqu'il existe des lésions suppurées fistulisées avec infections secondaires ».

Il est en effet remarquable de constater que dans l'ensemble les résultats éloignés de toutes les interventions pratiquées n’apparaissent pas aussi favorables qu’on pourrait le croire.

Des statistiques récentes rapportées par DE LANGRE dans le Journal d'Urologie (t. XXXV, n° 4, 1933) montrent en effet que sur 62 cas de tuberculose épididymaire traités par épididymectomie ou castration, 27 cas seulement, soit 43,5 % ont été guéris ou nettement améliorés; 21 cas, soit 33,8 % ont présenté des suites génitales; enfin onze malades sont décédés

Pr des

uitérieurement d’une manifestation tuberculeuse rénale, méningée ou pulmonaire.

Une autre statistique de YouxG, citée par DE LANGRE

inontre :

25 récidives prostato-vésiculaires.

6 tuberculoses urinaires consécutives. sur 28 décès ultérieurs par tuberculose. 91 Cas 32 bons résultats.

Les BONS RÉSULTATS ne sont donc que de Fordre de 35 à 45 % et les récidives prostato-vésiculaires ou du côté opposé sont particulièrement fréquentes.

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