‹ Sur Le Traitement Du Chancre MouChapitre 13 sur 35 · I. — CHEZ LE MÉDECIN · texte numérisé non relu

I. — CHEZ LE MÉDECIN

Le médecin, en général, n’altache pas assez d'importance au traitement du chancre mou. C’est un sujet un peu trop banal qui n’a guère inspiré que sept thèses depuis 1889, contrairement à ce que l’on suppose habituellement. Le chancre mou fait partie de cette catégorie de maladies que l’on sait par principe soigner dès sa première année de médecine. Cet axiome n’a-t-il pas été quasi officiel pendant longtemps, puisque l’enseignement de la vénéréologie n’est obligatoire que depuis quelques années.

Ce peu d'importance, le médecin ne le fait-il pas sentir au malade dans cette phrase que l’on ne devrait plus enten-

dre : « Ah bah ! ce n’est qu’un chancre mou! ce n’est pas dur », le tout accompagné d’une moue significative.

Le chancre mou est le parent pauvre de la vénéréologie ! Il n’a pas eu la chance d'avoir les origines aristocratiques de la vérole. Son apparition se perd dans la nuit des temps. Apanage des parias, n'est-il pas lui-même un paria qui ne mérite guère que l'attention et la compétence du pharmacien !

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