‹ Sur Le Traitement Du Chancre MouChapitre 21 sur 35 · I. — Détruire la virulence · texte numérisé non relu

I. — Détruire la virulence

Nous ne ferons qu'énumérer les différentes méthodes préconisées, ainsi que leurs principaux avantages et inconvénients, en laissant de côté leur technique que nous serions

obligés de résumer.

= N'est-ce pas la méconnaissance de certains détails qui est la cause de bien des échecs facilement évitables, si on avait soin chaque fois de consulter le texte original ?

Notre rôle se bornera à établir une bibliographie aussi exacte que possible des différentes médications, car nous ne

saurions nous plier à la gymnastique intellectuelle qui préside à la composition des manuels actuels, où l'effort de condensation prédomine au détriment des idées générales pourtant si indispensables.

ÀA.— Ablation

Préconisée surtout en France par Carle (de Lyon). A n’employer qu’en présence d’un chancre très petit, unique, bien

limité. — Méthode d'exceplion (Berdal).

B. — Cautérisation a) lgnée. — Très douloureuse, elle détermine des plaies

qui s’infectent et forment des nappes chancrelleuses. A ne conseiller qu’en cas de phagédénisme ou pour sectionner une languette dans le chancre du frein.

b) Chimique. — 1. Caustiques destructeurs. — Pâtes de Vienne, de Ganqoin, carbo-sulfurique de Ricord. -- Poudre de Salvarsan (Melun, de Buccarest).

Ils sont brutaux, incertains, douloureux (Audry), doivent être relégués dans l’histoire de la vénéréologie (Gaston Lyon).

2. Caustiques modificateurs. — Ils doivent être de préférence employés en solution, car le dosage est meilleur, application plus facile, etleur action plus égale. Les attouchements doivent être faits avec un bout d’allumette. Contreindiqués quand il s’agit de chancre déjà avancé dans son évolution ; quand le chancre est multiple, car l’opération est difficile et très longue pour le médecin et fort pénible pour le patient. La cautérisation n'a souvent aucun effet utile à cause de la configuration spéciale des lésions du chancre. Elle occasionne parfois des délabrements, dans le cas de localisations telles que le méat, l’anus ou s’il existe un phimosis .

On emploie surtout :

a) Le chlorure de zinc en solution au 1/10 (Berdal).

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