TRAITEMENT PROPHYLACTIQUE
Il peut être envisagé aux points de vue :
A) Social.
B) Individuel.
A) Au point de vue social
C’est de beaucoup le plus important, mais ici, nous abordons un sujet bien grave, puisque c’est la prophylaxie de toutes les maladies vénériennes que nous devons envisager, car il n’y a entre elles aucune barrière, ce n’est en général qu’une question de temps, qu’une question de chance.
Bien avant la guerre, des initiatives privées avaient jeté un cri d'alarme et tâché d’arracher aux Pouvoirs Publics le strict minimum de mesures. Un progrès sérieux vient d’être réalisé dans les villes par la création de dispensaires, dont le succès dépendra de l’autorité médicale et morale de ceux qui les dirigeront et de la coopération de tous les médecins praticiens. Quant à la campagne, la préconisation d'équipes sanitaires automobiles parait irréalisable et même fait sourire. C’est singulièrement méconnaître l'esprit calme et pondéré du paysan que de penser qu'il ira ainsi se confier à des médecins officiels de passage. Il faut surtout que « son » médecin connaisse bien les maladies vénériennes, pour les diagnostiquer précocement et les traiter efficacement. Aussi, est-il urgent de doter les Facultés des ressources indispen-