RITES
maux. Ceux-ci, tout Comme les témoins, succomhent au tétanos et à peu près en même temps.
4° En 1902 le docteur Guillaumin, en vue de sa thèse inaugurale, étudie une fois de plus l’action de l'acide phénique et prend cette fois le cheval comme animal d'expériences. Voici ses résultats :
a) À un cheval de 250 kilos, ils injecte la dose mortelle d'un 1/2 cc. de toxine tétanique le 17 février. Dix-sept heures après, il injecte trois fois dans les vingt-quatre heures de l'acide phénique à la dose de‘10 centigr, en solution aqueuse. Puis chaque jour, nouvelle dose totale de 30 centigr. en quatre fois.
Le 21 février à midi, après quatre jours d'incubation, apparaissent les premiers symptômes et la mort survient dans Ja nuit du cinquième au sixième jour.
b) Un cheval sain reçoit quotidiennement sept jours de suite 30 centigr. d'acide phénique pour prouver l’innocuité de ce corps. Au bout de ce temps l'animal est sacrifié el l'autopsie ne révèle aucune lésion attribuable au phénol.
Le docteur Guillaumin conclut à la parfaite tolérance du cheval vis-à-vis de l’acide phénique, mais nie toute propriété curative ou préventive à ce médicament.
5° Le 20 janvier 1912, Camus J. signalait à son tour une série de résultats que voici, à la Société de Biologie
de Paris :
a) 3 chiens sont inoculés avec la même dose de toxine tétanique :
le 4% servant de témoin......... SSnere meurt le 5° jour le 2 commence à être traité 3 jours après et
reçoit par jour 60 à 90 centigr. d'acide
phénique. (sol. à 3 %)...... Fees. Surmeurt le 4° jour
le 3° traité dès le premier jour reçoit cha-
que jour des doses variant de 30 à
GOCenner. desphénol-ets nn AR AT meurt le 8° jour
b) 4 chiens sont inoculés à leur tour. Pour 3 on commence le traitement trente heures après. On obtient les résultats suivants :
lé MSN ANR MÉMOIE’APEPEE TERRES meurt le 5° jour le 2° reçoit pendant 4 jours de l'acide phé- |
nique à raison de 6 centigr. le 4” jour
CLS DALIASUITE EE ES NE CNE Ils meurent tous
le 3° reçoit successivement 60, 85, 110 et \ 42 heures environ ÉCOLE en te eee ee NE ET | avant le témoin, le 4° enfin reçoit pendant 3 jours : 12, 24 et 2 EN CENTER san de en ET En ce |
L'auteur en conclut : « Il est possible que l'acide phénique ait un pouvoir antiseptique sur le bacille tétanique, mais il n’a aucune action sur la toxine fixée ou en voie de fixation sur les centres nerveux. »
6° Complétant l’article qu'ils avaient publié en 1915 dans le « Lyon Chirurgical », MM. Bérard et Lumière, en 1918, examinent dans un nouvel article paru dans la « Presse Médicale », les différentes éventualités qui se présentent lors du traitement d’un tétanique. Ce qu’il faut avant tout soigner, disent-ils, ce sont les contractures, et parlant de la thérapeutique phéniquée qu’on Jeur à opposée, ils ajoutent :
« On n’est guère fixé sur la valeur antispasmodique de la « Méthode de Baccelli; pour notre compte nous n'avons « jamais constaté que les injections d'acide phénique eussent « un effet appréciable sur les contractures paroxystiques. « D'ailleurs les nombreuses expériences que nous avons faites « sur des animaux tétaniques ne nous ont pas permis d'ob=
ere
« tenir le moindre résultat avec ce procédé dont les succès « ne nous paraissent relever que de coïncidences. »
C'est, d’ailleurs, aux mêmes conclusions qu'arrive le D' Mercier dans sa thèse de Paris en 1919.
7° En 1919, ému de la mortalité impressionnante que représenta dans le district de Sao-Paulo le tétanos de
1906 à 1915 (10.045 sujets atteints), Sallès Gommès
entreprit de refaire l'étude expérimentale de la thérapeutique tétanique.
Ses recherches portèrent surtout sur l'acide phénique, le persulfate de soude et le sulfate de magnésie, et il se servit de cobayes comme animaux de laboratoire. Ayant déterminé leur tolérance vis-à-vis de ces substances, il fit un premier lot auquel ïl injecta ces corps préventivement, puis leur inocula de la toxine et enfin les soigna avec ces mêmes agents thérapeutiques.
À un second lot il fit les mêmes injections préventives et inocula la toxine mais ne fit aucun traitement ultérieur.
Enfin, à un troisième lot, il ne fit que des injections curatives après inoculation.
Dans les trois cas, les résultats furent franchement négatifs
8& Enfin dernièrement, au cours de la séance du 26 juin 1920 de la « Société de Biologie », M. Garnier présentait une note de M. Paul Florès intitulée
Recherches comparatives sur le traitement chimiothérapique du Tétanos expérimental », et dont voici une analyse :
Désirant faire « une étude comparative de l’ensemble des méthodes proposées pour le traitement du tétanos déclaré », l'auteur, se « plaçant dans des conditions expérimentales aussi rigoureusement égales que possible », prend des cobayes de
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même race, de poids et d'âge égaux; puis dans la même région anatomique et par la même voie il leur inocule une même dose mortelle de la même toxine tétanique. Ceci fait, dès les premiers symptômes de la maladie il les traite par une seule
méthode. Voici ses résultats :