É MORTALITÉ
A) Méthode de Mettzer : 10 cobayes; doses journalières de 4.cc. d'une solution de sulfate
B) Méthode de Baccelli : 11 cobayes; doses journalières de 3 ce. d'une solution d'acide phénique à 4 % (doses fractionnées). Aucune SUV TES CURE CEE PA ie 100 %
C) Méthode de Verneuil : 9 cobayes; doses jour-
nalières de 2 cc. d’une solution d'hydrate de
Chlora late, F'oUÉTISÈnS AE EU 45 % D) Méthode de Sewel-Vella : 12 cobayes, doses
journalières de 0 ce. 6 d’une solution de
curare à 4 % (doses fractionnées). Aucune
SULVIÉ rm le ete ee entr ES 100 E) Témoins : 17 cobayes tétanisés; doses journa-
lières de 1 ce. de sérum phsiologique. Aucune
SUR OT PER PP PE PL LA 0 ee ro 100 %
CONCLUSIONS. — Après un tableau synoptique des résultats ci-dessus, l’auteur termine son mémoire par ces mots :
« Les méthodes de Meltzer et de Verneuil donnent donc des résultats intéressants; les méthodes de Baccelli et de Sewel- Vella donnent, par contre, des résultats très médiocres, voire nuls. »
(Laboratoire de thérapeutique expérimentale de l'Institut de vaccine et sérothérapie de Lima).
$ 3 : Recherches sur l'Action pharmacodynamique de l’'Acide Phénique
En somme, à de rares exceptions près, appréciables, il est vrai, puisqu'elles ont trait à des cas réels de télanos,
EN ce
toutes les expériences que nous venons de passer sommairement en revue sont nettement défavorables à une action curative du phénol dans le tétanos.
Nous aurons à discuter un peu plus loin, et aussi à apprécier, ces résultats. Tenons nous-en pour l'instant à l'acide phénique : son action contre la toxine tétanique demeure obscure. Il semble bien, comme nous avons -cru pouvoir en émettre l'opinion en terminant l’exposé de nos propres observations, qu'il agisse en neutralisant jusquà la détruire la toxine déjà fixée sur les cellules nerveuses et en protégeant en outre celles de ces ‘cellules encore intactes ; mais rien n'est encore venu confirmer ces théories.
Par contre, son action sédative sur les centres semble mieux connue. Personne n'ignore l'expérience banale qui consiste à provoquer une hypoesthésie des téguments en trempant par exemple quelques minutes les mains dans l’acide phénique. Cette propriété se retrouve lorsque ce corps est lancé dans.la circulation au moyen des injections hypodermiques. Les centres nerveux sont atteints avec prédilection, semble-t-il. Comme nous ‘avons eu nous-même l’occasion de le signaler dans une de nos observations, le phénol, dans le cas particulier de l’intoxication tétanique, paraît calmer les contractures et les crampes douloureuses du malade en provoquant une insensibilisation généralisée par l’intermé- -diaire de la moelle dorsale.
Cette question du rôle pharmacodynamique de l’acide ‘phénique a été en son temps discutée. En 1863, J. Lremaire chercha à définir ce rôle et, poussant plus loin, à voir les résultats produits par des doses toxiques.
PTE
Mais la véritable expérimentation sur ce sujet est postérieure, et nous allons essayer d’en donner un aperçu
rapide. :
4° En 1869, Paul Bert et Jolyet produisaient à la Société de Biologie, le 30 janvier, un mémoire publié « in extenso », l’année suivante, dans les « Mémoires » de la Société, et dans lequel, reprenant la question ébauchée par Lemaire, ils recherchent les effets de
l’intoxication par l’acide phénique.
Injectant dans l'estomac de l'animal 3 à 4 grammes d'acide cristallisé en solution au 30° ou au 100° pour des chiens moyens, et environ 4 gramme pour des lapins, ils constatent presque aussitôt (2 à 5 minutes) des frissonnements, de l'inquiétude, puis l’affaiblissement du train postérieur suivi de celui du train antérieur avec chute de l'animal qui est dès lors couché sur le flanc, incapable de tout mouvement. Bientôt, secousses clôniques généralisées. Les pupilles sont légèrement dilatées; l'animal salive beaucoup.
Si la dose n'est pas mortelle, au bout de 3 à 4 heures tout rentre dans l’ordre, sinon les convulsions s’espacent, la paralysie s'installe, le cœur et la respiration faiblissent, la température s’abaisse, et la mort survient. |
P. Bert prenant ensuite un animal lui tranche en pleine phase convulsive le nerf moteur d’une patte et voit tous les muscles qu'il innerve se mettre en résolution complète. Par contre si on lie le train postérieur d'une grenouille en respectant les sciatiques, ces membres dans lesquels ne pénètre cependant pas le poison, sont pris de convulsions en même temps que ceux du train antérieur.
Il ressort de là que ces convulsions dépendent d’une excitation des centres nerveux, et P. Bert conclut après de nouvelles expériences, à l'intoxication de toute la moelle épinière.
Pour ces deux auteurs, l'acide phénique est un poison des plus redoutables, qui agit comme la strychnine sur-