‹ Sur le Traitement du TétanosChapitre 28 sur 32 · TI. — GRENOUILLES · texte numérisé non relu

TI. — GRENOUILLES

1° Effets généraux. — Dir minutes environ après l'injection de 0 gr. 01 d'acide phénique, bien supportée au début, l'animal se gonfle, la tête s'abaisse, les yeux se ferment. Une hyperexcitabilité sensitive et réflexe se manifeste et s'accroît jusqu’à apparition d'une phase convulsive très violente sans contractures persistantes, dont les accès s'espacent progressivement au bout de vingt à trente minutes pour faire place à l'hyperexcitabilité du début qui persiste une à deux heures. Après 0,01 d'acide phénique, mort inconstante. Des doses plus faibles répétées pendant quatre jours ne sont pas mortelles.

% Effets neuro-musculaires; grenouille normale témoin. — Pendant un temps égal à celui de nos expériences; l’excitabilité galvanique et faradique des muscles ne se modifie pas sensiblement; celle du bout périphérique du sciatique, peu exagérée par la section, s'abaisse progressivement deux heures après. Pour le bout central, dès après section : augmentation sensible pendant deux heures, puis abaissement.

Grenouille témoin avec séction de la moelle dorsale : réactions sensiblement identiques pour le bout central.

Muscles : excita-

A) Intoxication phéniquée immédiate. birité reste normale. Bout périphérique : pas de modifications au début, puis légère hyperexcitabilité, enfin diminution progressive de l'excitabilité qui reste plus marquée que chez le sujet normal. Bout central : excitabilité d’abord normale, puis très forte hyperexcitabilité correspondant à la phase convulsive (chariot de Du Bois Reymond à 60 centimètres au lieu de 30 centimètres), enfin hypoexcitabilité terminale notable (45 à 20 centimètres au lieu de 30).

B) Intoxication phéniquée prolongée. — (6 milligrammes en quatre jours, puis 0,01 centigramme). Exagération de la phase convulsive, tremblements musculaires; muscles moins excitables. Bout périphérique : hyperexcitabilité passagère. Bout central : très hyperexcitable.

C) Intoxication phéniquée et ligature du tronc postérieur. — Même phénomène qu’en À.

D) Intoxication phéniquée et section de la moelle dorsale. __ Pas de convulsions vraies, même dans le train antérieur,

rares secousses myocloniques. — Bout périphérique : hypoexcitabilité galvanique. — Bout central : hyperexcitabilité faradique.

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