CHANTILLY
Chantilly — La Compagnie du Nord. — Les mendiants. — Le moyen de leur échapper. — Les hacres locaux. — Les lads. — La chasse aux renseignements. - Le buffet. — Chercheuses de tuyaux. — Le pari mutuel.
Trois réunions au printemps, cinq à l'automne, et calme plat sur l'hippodrome pendant les trois cent cinquante-sept autres jours de l'année.
Il est vrai que dans ces rares journées se trouvent compris le prix de Diane, le derby des Pouliches et le Derby, le prix de Diane des Poulains, c'est-à-dire deux des épreuves les plus importantes de l'année, ce qui explique suffisamment la place prépondérante occupée par la ville des Condé dans la géographie du sport.
SLR LE TURF
Notons au passage qu'elle possède les meilleures pistes d'entraînement qu'on puisse imaginer, et qu'autour d'elles les établissements d'entraînement se sont aussi naturellement groupés que les villes sur le parcours des rivières.
Une autre cause de son succès est la façon dont la Compagnie du Xord a organisé les communicalions avec la capitale et facilité les transports des chevaux de leur résidence habituelle sur tous les points où ils ont des prix à disputer.
Une administration qui cherche à satisfaire son public est chose assez rare pour mériter d'être signalée! Il est vrai que cette administration unique n'est pas sous la coupe directe de l'Etat, et que les intérêts des particuliers qui participent à sa direction y trouvent leur bénéfice.
C'est le jour du Derby que cette exceptionnelle administration donne la mesure de son intelligence et de ses ressources.
Songez qu'il lui faut en quelques heures transporter un public qui se chiffre par dizaines de mille, public d'élite, habitué à ses aises, qui veut être confortablement véhiculé, n'admet pas les retards, et se refuse catégoriquement aux empilements coutumiers aux lignes de banlieue.
Ce qui élonne le plus le voyageur qui débarque à Chantilly, c'est la quantité innombrable de mendiants qui l'assaille aussitôt qu'il a mis pied à terre ; les aveugles l'assourdissent à grand renfort de clarinettes, de serinettes et d'accordéons; les culs-de-jatte fourmillent à ses pieds, et les paralytiques le pourchassent avec une agilité désespérante.
Le moyen le plus économique qu'il ait d'échapper à cette horde indiscrète est de se précipiter dans une voiture et de se dérober par la fuite à l'hallali courant qu'il serait obligé de subir s'il persévérait dans l'idée de gagner à pied le champ de course.
On lui demandera une somme certainement exagérée relativement au parcours à accomplir, mais très sensiblement inférieure à celle qu'il serait forcé de distribuer en détail pour se soustraire aux supplications répétées de ses persécuteurs.
La distance de la gare au pesage n'excède pas quinze cents mètres.
On les fait à toute allure, car l'idée fixe des cochers est de multiplier les voyages et par suite leurs bénéfices, et l'on n'imagine pas de quel train de misérables animaux peuvent traîner des voitures désarticulées sans qu'il en résulte aucun accident, quand il s'agit de gagner, le plus promptement possible, une somme exceptionnelle.
Ces véhicules antédiluviens qui, lorsqu'on les prend pour une promenade
SLR LE TURF.
en forêt, se (rainent péniblement avec des airs d'escargots en déplacement, retrouvent sur ce parcours spécial une vitesse vertigineuse.
C'est la première course de la journée, et ce n'est pas la moins disputée.
De la gare au pesage. — La preir
Parvenus à la barrière du pesage, comme le prix exigé a été payé d'avance, c'est à peine si l'on vous laisse le temps de descendre, et la théorie des guimbardes reprend du même train sa course en sens inverse à la recherche d'un nouveau chargement, jusqu'au moment où, les trains cessant de déverser sur les quais de la gare la matière exploitable, les malheureuses haridelle» exténuées peuvent enfin souffler et chercher pour leurs membres engourdis la position la moins douloureuse.
Si l'on ignore d'où viennent les mendiants qui encombrent les abords du champ de course (il est impossible qu'une ville aussi riche que Chantilly
produise nue (elle quantité de miséreux), on sait parfaitement que les lads qui pullulent au pesage proviennent de toutes les écuries d'entraînement de la région.
C'est une étrange population, de conformation singulière, qui se joue à travers les jambes des chevaux et des spectateurs, grimpe aux grillages, escalade les arbres, variété de singes qui parleraient anglais et gardent, malgré la rapidité et l'invraisemblable agilité de leurs mouvements, le sérieux du clergymen pendant l'office.
i.'rotbelle de lads
Ce petit monde a ses favoris, et il arrive qu'ils découvrent le gagnant tout à fait en dehors des prévisions des pontifes de la presse, grâce à leur cohabitation journalière avec les animaux qu'ils ont la mission de pauser et de promener.
Ils ont des renseignements personnels sur l'état de santé de chacun de leurs pensionnaires, qui leur permettent de saisir des détails qui échappent à des personnages plus importants de l'écurie.
Le bon crottin est souvent le présage d'une course triomphale !
C'est à la chasse de ces renseignements spéciaux que se lancent les premiers arrivés venus dès la première heure avec l'espoir de confesser quelque entraîneur qu'une récente rencontre en chemin de fer leur a fait connaître : ils comptent sur les séductions du buffet pour parvenir à se faire révéler le dessous des cartes, dessous des cartes qui n'existe pas la plupart du temps, et qui, s'il existait, serait très probablement inconnu du susdit spécialiste.
A la recherche du precieui tuyau.
Tout ce qu'il pourrait dire, c'est si tel cheval placé sous sa direction est ou n'est pas au mieux de sa condition.
Pour le surplus il en est, comme les camarades, réduit aux conjectures, et son opinion n'a pas d'autre valeur qu'une appréciation personnelle.
Celte recherche matinale du « tuyau » est, certainement, plus profitable au tenancier du restaurant du pesage qu'à ceux qui la pratiquent.
Son bénéfice à lui est certain; chaque personne qui s'assied autour de ses tables représente une certaine somme assurée qui ne dépend des fantaisies d'aucun des acteurs appelés à jouer un rôle dans les épreuves qui vont se succéder.
Que le favori se croise les jambes et culbute avant de passer le poteau, que l'artiste qui doit le conduire à la victoire soit bien décidé à faire l'impossible pour se laisser emprisonner dans le peloton des chevaux battus, peu lui importe. C'est lui-même qui fait la cote de ses plats du jour, et il la majore à son gré.
Au premier rang de ces chercheurs matinaux de renseignements, il faut citer le personnel féminin des champs de courses : généralement un peu défraîchi, l'effectif des parieuses professionnelles sait que ses interrogations ont plus de chances d'être patiemment écoutées avant l'arrivée des premiers sujets à l'apogée de leurs succès.
Quand on doit répondre à des questions indiscrètes, on préfère généralement rompre le silence en faveur des très jolies femmes en plein exercice, et celles qui sont à leur déclin courent le risque de ne recueillir que des incertitudes qui n'ont pas même le mérite d'être inédites.
Mais, en l'absence de concurrence, les détenteurs de tuyaux peuvent se laisser séduire, et c'est une occasion à ne pas laisser échapper.
On ne soupçonne pas les avances auxquelles peuvent être en butte les
personnalités plus ou moins sportives qu'on suppose directement informées. Cette poursuite de l'inconnu doit être particulièrement inefficace, et la meilleure preuve de son inutilité se trouve dans les résultats sensiblement égaux donnés au pesage et sur la pelouse par le pari mutuel.
On ne sait pas exactement comment s'établit l'opinion publique, mais son estimation du mérite de chaque concurrent se montrant identique dans les milieux les plus différents, il en faut conclure que les sources d'informations de toutes les catégories de parieurs sout ideuliques et que les systèmes employés par les petits et les gros pontes sont sensiblement équivalents.
les résultait du pari mutuel sont sensiblei
Chacun sait que Chantilly est le véritable berceau des courses, et l'on rencontre encore un petit nombre de très vieux messieurs qui conservent des souvenirs personnels de l'aspect que présentait la ville des Condé pendant la •• grande semaine » .
C'était, si l'on en croit les récits des contemporains, l'occasion d'une série de fêtes ininterrompues dont les acteurs paraissent n'avoir eu d'autre préoccupation que de jeter par les fenêtres la plus grande quantité d'argent possible.
Le but que se proposaient les sportsmen en prenant la route de Chantilly était, parait-il, de « faire des folies « , — locution inexplicable aujourd'hui où tous les déplacements sportifs sont effectués dans l'intention d'aller réaliser un bénéfice, — et ils en faisaient comme ils se l'étaient promis. Ces huit jours
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étaient comme une suite au Carnaval, pendant lesquels la fashion se passait toutes les fantaisies qui lui venaient à l'esprit.
11 paraît qu'à cette époque reculée les gens de loisirs avaient encore un excédent de revenus à dépenser, puisqu'ils cherchaient des occasions de s'abandonner aux prodigalités les plus inutiles, cassant la vaisselle pour augmenter les additions qu'ils trouvaient insuffisantes, et tirant des feux d'artifice dans l'espoir d'incendier les auberges, afin de pouvoir répondre aux propriétaires inquiets: « Mets ta maison sur la carte, aubergiste ! » C'est
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La cour du Grand Cerf aux environs de 1840.
du moins ce qu'affirmait Eugène Chapus, chroniqueur attitré, aux environs de 1840, de ces élégantes saturnales.
L'on faisait alors la route en voiture, et, pour l'époque, le déplacement était assez sérieux pour motiver un séjour d'une semaine, qu'on savait d'ailleurs devoir passer gaiement.
Quinze ans plus lard, bien que le chemin de fer commençant à fonctionner à peu près régulièrement eût, comme le dit si justement le regretté
M. Prudhomme, rapproché les distances, la mode d'aller s'installer à Chantilly avait persisté, et, si les cours du Grand Cerf 'étaient moins encombrées de voitures, ses appartements regorgeaient encore d'une quantité de lions, de dandies et de lorelles assez familiarisés avec les phénomènes de la nature pour n'être pas effrayés de passer une semaine sans gaz et sans bitume.
C'est à cette époque, 1850, qu'Auguste Villemot, qui avait substitué sa bonhomie spirituelle à la prétentieuse emphase d'Eugène Chapus, rendait compte de ses débuis sur le turf dans sa chronique du Figaro. « Figurez- « vous que j'étais arrivé jusqu'à mon âge sans savoir ce qu'était un liack, un « premier pas, un handicap, un derby et des gentlemen riders; c'est pourri quoi, enviant la gloire des palefreniers de lettres, après en avoir médit, je « prenais vendredi, à onze heures vingt-cinq minutes du matin, le convoi de « Chantilly.
« Moitié chemin de fer et moitié patache, on arrive en moins de deux « heures à destination, et alors commence l'exploitation du voyageur par la « ville hospitalière des Condé.
« — Voilà, messieurs, deux chambres à coucher et un cabinet de toilette.
« — Combien pour les trois jours de course?
« — Trois cents francs.
« — C'est cher.
« — Voyez ailleurs...
.. Ailleurs c'est à peu près la même chose Nous avons eu la chance,
« mes amis et moi, de trouver pour deux cents francs deux chambres à deux « iits, et nous passons sur le turf pour quatre coquins très roués
« Quand il s'agit de déjeuner ou de dîner, il n'y a guère de choix : un « homme qui respecte ses digestions ne peut prendre sa nourriture ailleurs n qu'à Y Hôtel du Grand Cerf, où le Jockey-Club a élu domicile.
« On est, du reste, très bien traité au Grand Cerf.
« L'immeuble appartient à un gentleman très célèbre dans le sport du « dernier règne.
« Etranger aux spéculations de la fricassée, M. de C... la surveille néan-
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« moins par esprit de courtoisie; son contrôle défend le voyageur contre les « inventions de la chimie culinaire.
« Si vous n'êtes pas content, c'est que vous êtes un esprit chagrin ou un « estomac maussade ; dans tous les cas, gardez-vous de le manifester : un « mot de plus, et M. de C... payerait pour vous, ce qui simplifie beaucoup « les notes d'auberge, mais en grevant la conscience. »
11 y a longtemps que l illemot est mort, et, ayant négligé en temps utile de lui demander le nom complet de l'aimable gentilhomme dont il n'a cru devoir fournir que l'initiale à ses lecteurs, je n'ai depuis rencontré personne qui put me donner ce renseignement.
Je le regrette, car il est rare de rencontrer un propriétaire poussant le sentiment de sa responsabilité au point de surveiller en personne les compositions culinaires élaborées dans ses immeubles.
A la réflexion, je ne serais pas étonné que cet étonnant philanthrope fût le marquis de Croy, célèbre sous le règne de Louis-Philippe par son élevage de trotteurs.
Après une digression sur Chantilly et ses anciennes splendeurs, trop étendue pour être reproduite ici, Villemot, visiblement impressionné d'un spectacle véritablement nouveau pour lui, poursuit en termes qui prouvent que, même à cette époque reculée, les paris jouaient un rôle considérable dans les questions de sport, et que cet agiotage spécial, pour n'avoir pas encore atteint la masse du public, avait dès lors son importance.
Je transcris de nouveau : « Les mœurs du siècle se relrouveut aujourd'hui « partout, sur la pelouse de Chantilly comme sur le boulevard des Italiens.
« Le turf csl une petite bourse, avec un argot particulier.
« Le goût du cheval, l'élégant vernis du sport esta la surface, le jeu est « encore dessous. Comme à tous les jeux, il y a des novices et des naïfs.
k Moi qui vous parle, je suis une victime du turf : j'ai parié vingt francs « pour une rosse qui m'a trahi. Mais les roués du turf procèdent autrement: « ils connaissent de longue date le souffle d'un cheval, son aptitude aux « conditions différentes de chaque course, le talent de l'entraîneur, l'action
SLR LE TURF.
« du jockey; sur ces notions ils engagent des paris de proportions très con- « sidérables.
« Malgré tout, le hasard et l'imprévu sont encore les grands maîtres sur le « turf, et le DcrJnj de dimanche l'a bien fait voir.
« Pour l'instruction des classes laborieuses, je veux bien dire que le « Derby est une course entre chevaux de trois ans, fondée par lord Derby, « et qui a retenu son nom.
« Mais c'est la dernière fois que je descends à ces explications : on est du « lurf ou on n'en est pas, et je ne veux pas me déshonorer en écrivant « pour des marchands de contremarques.
« Au Derby de Chantilly, il y avait quatorze chevaux présents sur le turf. « Le prix était de 20,000 francs; les entrées et les forfaits y ajoutaient u encore une somme de 26,000 francs environ.
« Toutes les gageures vivemeut poussées se portaient avec complaisance « sur le favori Isolier, appartenant à M. Lupin; d'autre pari, on pariait vingt
contre un contre Diamant, poulain répudié par l'écurie Aumont et vendu
1 ,400 francs à M. de Mornj .
« La course s'engage, et Diamant arrive au poteau nez à nez avec Lion, au prince de Beauvau. Le fameux holier arrivait troisième, mais bca
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« troisième; le turf a beaucoup de ces euphémismes, on arrive beau dernier, k et je voudrais que l'Université adoptât ces locutions émollienles en faveur « des disgraciés de la composition en thème.
«La course du Derby se trouvait sans résultat.
« Diamant et Lion étaient arrivés ex œquo.
« En pareil cas, les deux écuries partagent le prix, ou on procède à une « seconde épreuve entre les deux vainqueurs.
« C'est ce qui eut lieu dimanche.
« Dans l'entr'acte des deux courses, le turf et le Betting-lioom (salle des « paris) étaient dans la plus grande effervescence.
« Certains joueurs engagés dans des paris de proportion conlre Diamant « s'efforçaient de se couvrir
« A ce moment, MM. Lehon gagnaient 360,000 francs, après avoir engagé « tout au plus une vingtaine de mille francs sur Diamant.
« Dans les mêmes proportions, un de mes amis, contre dix louis engagés gagnait 4,000 francs.
« Je vous donne ces explications à vous tous, vilains et manants étrangers « au turf, pour en venir à vous faire comprendre l'intérêt qu'on peut prendre « à ces péripéties.
« La seconde épreuve entre Diamant et Lion engageait des sommes « immenses, et on pouvait manquer sa fortune d'une tête de cheval.
«Enfin, les deux quadrupèdes sur lesquels reposaient tant d'émolions a ont été lancés.
«Vers le dernier tiers du parcours, Diamant s'est trouvé distaucé d'environ « deux longueurs de cheval et, malgré des efforts héroïques, n'a pu rattraper «le terrain perdu, et perdu, disait-on, par une fausse manœuvre du jockey.
« D'autre part, on n'hésitait pas à attribuer la victoire de Lion aux merci veilleux talents de l'homme qui le montait, le fameux Flalmau.
« J'ai vu ce jockey à la ville. C'est un de ces Anglais qui parviennent à « rejeter de leur corps tout ce qui est luxe, la chair, la graisse et une « foule d'organes que nous portons par genre.
« Ils conservent une peau parcheminée qu'ils portent sur un paquet de « nerfs, et ne pèsent guère plus sur la croupe d'un cheval qu'une grosse « mouche qui aurait une culolle et des hottes... »
Si nous nous sommes laisse entraîner à cette longue citation, c'est d'abord que nous n'avons pas su résister au charme d'une narration si exactement spirituelle, et aussi parce qu'elle montre clairement que le jeu a de tout temps, en 1855 comme aujourd'hui, tenu une très grande place dans l'intérêt que le public prend aux courses.
L'échelle des sommes engagées a seule progressé, et l'on n'a plus aujourd'hui hesoin de se mettre à plusieurs pour faire des différences de 300,000 francs : des hénéfices plus considérables ont été depuis cette époque réalisés par des parieurs isolés, et l'association fraternelle de MM. Lehon
SUR LE Tl'RF.
n'étonnerait plus personne par l'importance de ses résultats : ce qui paraîtrait plus invraisemblable, c'est qu'un véritable Parisien comme était Villemot pût, à l'âge de quarante ans passés, considérer comme des découvertes les données d'ailleurs exactes qu'il venait de recueillir sur les mystères des courses; les collégiens en connaissent aujourd'hui tous les secrets avant d'avoir terminé l'explication du De viris, et les classes les moins dirigeantes ont expérimenté à l'heure qu'il est, personnellement, toutes les combinaisons de pari imaginables.
La presse à bon marché se charge de vulgariser toutes les notions qui n'étaient autrefois connues que d'un petit nombre d'initiés; avec elle, impossible de rien monopoliser, pas même les doctrines de M. Oscar Wilde, qui finiront, elles aussi, je le crains plus que je ne le souhaite, par tomber dans le domaine public.
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