‹ Sur le turfChapitre 13 sur 42 · LE MATCH · texte numérisé non relu

LE MATCH

C'est le terme réservé à la lutte de deux chevaux, dont les propriétaires affirment la supériorité réciproque et parient chacun pour leur représentant.

Alors que les chevaux de courses étaient peu nombreux et que les occasions de contrôler leur valeur dans les épreuves publiques étaient moins

entre JaHntïte, jument de pur sang, au binon Finot, montre par le vicomte d'Aulicbamp, battant sur 30 kilomètres le trotteur Zéthur, à M Pourquey, monte par sou propriétaire.

fréquentes qu'aujourd'hui, ce genre de lutte était très en faveur ; il est presque abandonné maintenant.

11 faut une circonstance tout à fait exceptionnelle, des incidents de course tout à fait imprévus qui ont faussé le résultat de l'épreuve publique pour qu'on y ait recours.

Quand, par hasard, des paris de ce genre viennent à se produire, c'est

moins souvent pour établir la supériorité de tel ou tel animal que pour démontrer les qualités d'endurance de telle catégorie de chevaux par rapport à telle autre. — C'est ainsi que le pari gagné à Bordeaux par Jacinthe, au baron Finot, ballant sur un parcours de trente kilomètres faits en cinquantesept minutes le trotteur Zéthur, à M. Pourquey, peut être considéré comme le dernier des matchs à sensation.

Cette expression est aujourd'hui détournée de sa signification primitive et trouve son emploi quand, dans une course, la plupart des chevaux étant d'une qualité incontestablement inférieure, la lutte se trouve réduite à un match entre deux chevaux d'une classe supérieure.

Page 1