ENGHIEN
La physionomie particulière de cet hippodrome résulte de trois singularités qui lui sont spéciales : l'escalier qui déverse directement au cœur du pesage les spectateurs amenés par le chemin de fer, les rosiers grimpants qui décorent de la façon la plus pittoresque la grille en bordure de la piste, et les tapis qu'une escouade d'hommes de service déroule après chaque épreuve entre les portes du pesage et celles de la pelouse afin de faciliter le passage entre ces deux centres d'affaires et éviter que le mouvement incessant des parieurs allant de L'un à l'autre ne détériore la piste et n'y trace, les jours où elle est mouillée, des profondeurs et des sillons qui, une fois durcis par le
soleil, pourraient sinon amener des chutes, occasionner tout au moins aux membres souvent délicats des concurrents de regrettables accidents.
Si les commissaires, comme leur aimable président, se montrent, en effet, constamment soucieux d'augmenter le confortable des iutallations destinées
Los tapis de la Société sportive <l eneoaragement.
aux spectateurs, ils ne se montrent pas moins préoccupés des mesures de précaution qui peuvent augmenter la sécurité des figurants appelés à corser le spectacle.
Le soin avec lequel les obstacles ont été établis, aussi bien que la façon dont les pistes sont entretenues, révèlent cette constante préoccupation ; le résultat qu'elle produit est tangible, et les champs nombreux qui se ren-
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L'escalier descendant de la voie du chemin de fer à l'enceinte du pesage. — On n'a pas un pas i faire ou descendant du chemin de fer pour entrer au pesage. C'est le principe, puni- la Société sportive d'encouragement , d'éviter à ses habitués toute fatigue inutile. Tous ses champs de courses ont leur gare spéciale. Elle fait mieux que les commerçonts nui portent ai domicile de leurs clients : elle porte ses clients à son domicile.
contrent dans la plupart des épreuves démontrent que les efforts des organisateurs sont appréciés comme ils le méritent par la majorité des propriétaires.
Le parc dans lequel est dessiné le champ de courses est un charmant end roi t auquel les coteaux de Montmorency servent de toile de fond.
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Sur la route d'Enghien. — C'qui pue comme ça? Ça s'appelle aussi d'ia gadoue.
Malheureusement, la route est d'une monotonie désespérante, et les gens qui aiment à se servir de leur voilure pour se rendre aux courses y recueillent une quantité de poussière qui leur donne l'aspect de meuniers qui auraient momentanément abandonné leurs meules : ils ont à traverser une plaine qui ne doit sa fertilité qu'à des engrais vraisemblablement puissants, mais certainement nauséabonds, et les rangées de légumes aliguées à droite et à gauche ne fournisseut aux regards que d'insuffisantes distractions.
A partir d'Epinay, le paysage s'améliore : en arrivant au pont qui sépare le lac d'Enghien de celui de Saint-Gralien, on entrevoit un merveilleux décor, mais ce n'est qu'une apparition, et d'ailleurs on touche au but.
Je jure que je ne cherche pas à foire une réclame aux chemins de fer, mais, en toute conscience, pour se rendre à Enghien, c'est le vrai moyen de transport à employer.
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L'wrivée a Engbi<
L'arrivée du train sur l'hippodri
MAISOXS-LAFFITTE
La configuration générale de ce champ de courses est tout à fait différente du plan habituel : le terrain s'.étend tout en longueur, et le dessin des pistes ligure assez exactement une raquette de teunis dont le manche aurait été singulièrement allongé : cette disposition spéciale a permis d'établir une piste droite d'une belle étendue, absolument favorable aux épreuves qui servent aux débuts des chevaux de deux ans.
Le Winning posl pour les distances réservées aux débutants, 800, 900 et 1,000 mètres, se trouve au centre des tribunes.
A mesure que les distances s'accroissent ou reporte dans la direction du chemin de fer le poteau d'arrivée, et, dans les prix de 2,000 mètres eu ligue droite, le parcours traverse de bout eu bout toute l'étendue du parc.
Ici, les différents services sont moins concentrés qu'à Enghieu, et, si les allées et venues sont moins complètement évitées au public, la faute en est à la nécessité de respecter les dispositions d'un « parc à la française « dont
les plantations régulières ont obligé les organisateurs à espacer davantage les différents édicules destinés à abriter le pesage, le pari mutuel et les spectateurs eux-mêmes.
Ceux-ci y gagnent d'être protégés par de sérieux ombrages qui les garantissent efficacement des ardeurs du soleil dans les voyages qu'il leur faut accomplir pour aller des paddocks à la barre des bookmakers, et du pari mutuel aux tribunes.
L'allée qui s'étend derrière les pavillons leur fournit un toit de verdure
SDK LE Tlini'. — MAISONS-LA ITITTIv
L'allée des Tilleuls derrière les tribunes. — Derniers vestiges du vieux pure. Il n'y a pus grand effort d'imagination ù faire pour se croire sur le Mail d'une sous-préfecture quelconque, il y manque le public spécial ù ces - localités » cl la musique militaire.
capable de rendre supportables les températures les plus caniculaires, et ce n'est pas un mince avantage sur un hippodrome qui offre plusieurs de ses réunions pendant la première quinzaine du mois d'août.
Le public qu'on rencontre à Maisons est le même que sur les autres champs de courses, augmenté des familles des entraîneurs de la localité : on voit une collection d'enfants blonds et roses, particulièrement agréables à regarder, qui prouve que l'élevage hippique n'est pas le seul qui les intéresse. Il y a là une pépinière de jockeys en herbe et d'entraîneurs à peine éclos
qui montrent victorieusement que le sang anglais s'acclimate parfaitement en France et que les pur sang nés chez nous y seront soignés par des lads dont l'importation parait avoir également réussi.
La route qui conduit de Paris à Maisons n'est pas plus pittoresque que celle qu'on suit pour aller à Enghieu : elle se distingue cependant de celle-ci par un certain nombre de poteaux qui surgissent eu pleins cbamps pour signaler aux passants l'existence des cafés Carvalbo, du vin Desiles et des pianos automobiles ; par contre, elle est beaucoup plus longue et se termine par une montée dont la pente n'est pas ordinaire et pour l'ascension de laquelle un lot nombreux de chevaux de renfort serait d'une incontestable utilité.
La Société a remédié h cet inconvénient par Je procédé employé à Enghien et a obtenu de la compagnie de l'Ouest que les trains spéciaux contournant par la forêt la ville de Maisons-Laffitte vinssent déposer leur chargement des deux sexes dans l'intérieur du parc, à l'entrée de l'hippodrome.
Je répète que je serais désolé qu'on pût me soupçonner de vouloir faire de la réclame aux compagnies de chemins de fer, mais, en vérité, c'est le seul moyen de transport pratique pour effectuer un parcours qui serait pénible par tout autre procédé.
Sur la tôle de Slakoni-LnfOlte.
A la Marche. — Priiate meelit