‹ Sur le turfChapitre 32 sur 42 · LA MARCHE · texte numérisé non relu

LA MARCHE

Quoique les réunions qui y sont données deviennent chaque année moins nombreuses, la Société sportive n'a pas complètement abandonné ce ravissant champ de courses, si plein de souvenirs pour les sportsmen qui se sont intéressés dès le début à l'avenir du sleeple-chasing.

Ou a conservé religieusement le tracé de l'ancien parcours, et la plupart des obstacles ont été maintenus à la place qu'ils y occupaient primitivement.

Certains d'entre eux ont une célébrité personnelle, comme le « talus des brotleaux » et le « mur du potager » .

C'est au talus des broltcaux, dès le départ du mililairy de je ne sais plus quelle lointaine année, que Grabuge, au comte d'Osmont, après une grosse faute dans laquelle il avait cependant sauvé la chute, a jeté sa bride par-dessus ses oreilles, telle un bonnet jiar-dessus un moulin, incident qui n'a cependant

Le Ijlus ilis liroltt-.

pas empêché M. Henri Coulurié, qui le moulait, de continuer le parcours, de passer sans encombre la collection d'obstacles restants et de lutter à l'arrivée de façon à se placer second à une encolure du gagnant. Quant au mur du potager, c'était certainement l'un des obstacles les plus impressionnants qu'on pût imaginer : c'était une brèche pratiquée dans un mur de 3 mètres

qui se prolongeait de chaque côté de la piste : pour passer dans cette ouverture, il fallait des cavaliers et des chevaux également francs sur l'obstacle.

On l'a sensiblement modifié déjà, et le mur chargé d'espaliers et de vignes dans lequel la trouée avait été faite a été depuis longtemps sacrifié.

La banquette irlandaise qu'il précédait sur l'ancien parcours n'était pas non plus un obstacle à dédaigner; haute de 1 mètre, elle était trop large

La lutte entre Magenta el Grahuge débridé, monté |>ai M. H, Cuuttiri

pour être franchie dans le saut, et pas assez pour que la foulée d'attente put y être prise sans avoir été judicieusement mesurée.

Les chutes n'y étaient pas rares, mais les chevaux qui la passaient sans encombre pouvaient avoir la prétention d'être des sauteurs véritablement dressés.

L'accès de ce charmant hippodrome est assez facile pour qu'où s'explique difficilement son abandon relatif.

SUR LE TIRF.

Le chemin de fer s'arrête à la porle du parc, et le trajet eu voiture, par le bois et le parc de Saint- Cloud, ajoute au plaisir des courses celui de la plus agréable promenade qu'il soit possible de faire aux environs de Paris : le seul motif qui empêche qu'on la fasse aujourd'hui est sans doute qu'on l'a beaucoup faite autrefois.

h |ijelle irliiinliiisr .1 l.i Marche.

Page 1