IV. — Fractionnement du précipité
Ayant centrifugé 4 litres de sérums antigangréneux et antipneumococcique vieux de quatre ans, nous avons recueilli 367 mg de précipité. (Nous désigne-
. rons par E un échantillon de 320 mg de ce précipité). Il représente donc 0,092
mg par em de sérum. C’est sur un échantillon de même origine que nous avons effectué les dosages précédents.
Nous avons fractionné le précipité E. Nous nous sommes guidés sur l’aspect microsconique hétérogène, pour séparer les constituants. Nous avons d’abord dissous les gouttelettes huileuses dans l’éther en milieu neutre. L’éther s'empare d’une fraction que nous numérotons F I. Ensuite, nous fondant sur l'hypothèse de A. ROCHE et F. MARQUET, selon laquelle le précipité contiendrait surtout des phosphatidates de calcium, nous avons extrait par l’éther en milieu acide une deuxième fraction F II, qui devait théoriquement, contenir les acides phosphatidiques. On constate d’ailleurs que cette extraction est suivie d’un éclaircissement notable de la phase aqueuse. L’éther devient acide : il s’est donc emparé d’une fraction importante du précipité E. Au microscope on constate la disparition des cristaux en aiguilles : ces aiguilles ont été décomposées par l’acide chlorhydrique.
La phase aqueuse acide étant encore trouble, nous en avons séparé par centrifugation le résidu insoluble (Fraction F III). Il reste alors dans la phase aqueuse tout ce qui a été dissous par CIH : nous en avons encore isolé ce qui précipite par neutralisation par la soude. Le précipité ainsi obtenu est centrifugé (Fraction F IV). Nous avons appelé fraction F V ce qui reste