LE OS
solubilisé dans l’eau en milieu alcalin après toutes ces opérations : cette fraction contient sans doute la base libérée des cides éthérosolubles.
Nous allons examiner et analyser chacune de ces cinq fractions.
Fraction F I lipidique éthérosoluble.
Fraction F II acide éthérosoluble.
Fraction F III amorghe insoluble.
Fraction F IV soluble dans l’eau en milieu acide, insoluble en milieu neutre.
Fraction F V soluble : bases des acides éthérosolubles.
Fraction F I.
Obtenue par extraction directe par l’éther, elle ne laisse, après évaporation de l’éther, qu’un minime résidu gras.
Pondéralement, elle représente 3,5 mg, soit environ 1 p. 100 de E.
Nous y avons dosé le phosphore (38) et le cholestérol (37).
Phosphore : 0.
Cholestérol : 28 p. 100, soit 1 mg ou 0,28 p. 100 de E.
Il s’agit donc d’une toute petite fraction lipidique dépourvue de lipides phosphorés, contenant un peu de cholestérol.
Fraction F II.
Le précipité E, ainsi partiellement délipidé, est mis en suspension dans de l’eau acidulée par CIH et on agite cette suspension avec de l’éther. Après décantation, on traite la phase aqueuse avec une nouvelle portion d’éther. Les éthers rassemblés sont évaporés dans une capsule tarée. La fraction F II ainsi obtenue se présente sous l’aspect de jolis cristaux blancs, onctueux.
Son poids est de 198 mg. Elle représente donc environ 62 p. 100 de E. C’est, par conséquent, la fraction principale.
Ces cristaux sont insolubles dans l’eau, maïs solubles dans les solvants organiques (éther, chloroforme). Chauffée, cette fraction fond à une température assez basse (50° C), puis elle brûle sans laisser de cendres. Il s’agit donc d’acides organiques.
Le dosage de phosphore, à notre surprise, nous a montré l’absence totale de phosphore dans F II. L’hypothèse d’acides phosphatidiques se trouve donc complètement éliminée.
Tout fait, au contraire, penser qu’il s’agit d'acides gras.
Nous en avons mesuré le poids moléculaire moyen : il se place entre celui de l’acide palmitique et celui de l'acide stéarique (technique de M. FAURE) (61).
ns
ACIDE GRAS Pons MOLÉCUL. PoIDs UTILISÉ N CM° Na0H (*) AC. palmitique ....... 256 20 mg. 1,32 Ac. stéarique ......... 284 20 mg. 1,20 AC ranalysé ce. X 20 mg. 1,25
EEE SSP m q
(*) Nous avons retiré du nombre de cm° le chiffre correspondant au témoin blanc.
$ . + Fr
Nous en déduisons le poids moléculaire moyen de ces acides qui est environ
L'indice d’iode, effectué selon la technique de CHARGAFF (18), s’est avéré rigoureusement nul.
Il s’agit donc d’acides gras saturés dont le poids moléculaire moyen correspond à un mélange d’acides stéarique et palmitique. Fraction F III.
Cette fraction représente la partie amorphe de E, insoluble dans l’eau
. même en milieu acide. Recueïllie par centrifugation, lavée et séchée, elle se
présente sous un aspect blanc grisâtre, car c’est là que se rassemblent les quelques poussières présentes.
Son poids est de 55 mg, soit environ 17 p. 100 de E.
Cette fraction se dissout difficilement par chauffage en milieu alcalin.
Nous y avons dosé l’azote (KJELDAHL) dont la teneur est de 11,2 p. 100.
Cette haute teneur en azote fait penser à des protéides dénaturés. La fraction F III donne effectivement des réactions positives avec l’acide nitrique (réaction xanthoprotéique) et avec le réactif de MILLON. Cette teneur en azote est cependant un peu faible pour des protéines pures ; elle correspond à peu près à 70 p. 100 de protéines. Il s’agit donc de cénapses, sans doute protéinolipidiques.
On décèle d’ailleurs la présence de cholestérol en très petite quantité (1
‘ou 2 mg), de phosphore (75 ug, soit 0,14 p. 100, qui correspondent à environ
1,8 mg de phospholipides), et surtout la présence d'éléments minéraux :
Teneur en cendres : 6 p. 100.
Cette fraction F III, peu abondante, représente donc des protéines dénaturées contenant une notable proportion de lipides et d’éléments minéraux.
Fraction F IV.
La solution acide laisse précipiter, après neutralisation par la soude, une très petite fraction F IV. Centrifugée et lavée, elle pèse 24 mg, soit 7,5 p. 100 de E.
Au microscope, elle se présente sous l’aspect de petits cristaux mal formés, anisotropes.
Ces cristaux ne fondent, ni ne brûlent par chauffage. C’est à peine si on noté un léger brunissement à 300°. Il s’agit donc essentiellement de sels minéraux, solubles en milieu acide, insolubles en milieu alcalin.
Nous avons effectué une analyse qualitative puis quantitative de cette petite fraction :
Qualitativement, nous avons tout d’abord noté la présence de calcium en abondance, de carbonates, de phosphates et de très petites quantités de silice, de fer, de bore et de matières organiques. Certains de ces éléments peuvent
L'AQUEr
venir d’une attaque du verre neutre boraté des ampoules (borate, silicate) : nous avons décelé la présence du bore par la méthode si sensible de G. BER- TRAND et H. AGULHON, à la flamme au fluorure de bore (10).
Qualitativement, les dosages nous ont fourni les chiffres suivants :
p. 100 de F IV
RATOLAL Luis: 7,5 soit environ 41,5 p. 100 PO:HCa 2H:0 Péminéral ut 7,5 x INT UE AS 0,75 5 p. 100 protéines.
1815 Ag RER Vies à <0,1 Ê : <1 p.100 borates. RO RNA s 1àa2 2 p. 100 silicates.
CD TE er ee 11,6 rs 26,5 p. 100 carbonates.
(17 RENE SSI 34