‹ Sur le vieux clavier; poèmesChapitre 18 sur 63 · CREPUSCULE · texte numérisé non relu

CREPUSCULE

Les ombres de tes yeux me disent ta souffrance Car tu ne m'aimes plus, tu ne sais pas mentir. Ta jeunesse a besoin de la magnificence D'un printemps que, pour toi, Dieu fait épanouir.

Ton idéal est loin de mon expérience.

Je croyais que l'amour de l'Homme peut vieillir Quand, longtemps, il a bu l'eau claire de Jouvence Aux lèvres de l'enfant qui ne peut pas trahir.

Le soleil a fini sa course et s'abandonne Aux rythmes attristés de l'angélus qui sonne La mort des voluptés et des gloires du jour ;

Tes baisers m'ont donné l'effroi de l'agonie, Ne me dis pas adieu, ma douleur infinie, Comme une ombre, suivrait ton fugitif arriour !

Mis en musique par Roger Pénau.

Page 1