CREPUSCULE
Les ombres de tes yeux me disent ta souffrance Car tu ne m'aimes plus, tu ne sais pas mentir. Ta jeunesse a besoin de la magnificence D'un printemps que, pour toi, Dieu fait épanouir.
Ton idéal est loin de mon expérience.
Je croyais que l'amour de l'Homme peut vieillir Quand, longtemps, il a bu l'eau claire de Jouvence Aux lèvres de l'enfant qui ne peut pas trahir.
Le soleil a fini sa course et s'abandonne Aux rythmes attristés de l'angélus qui sonne La mort des voluptés et des gloires du jour ;
Tes baisers m'ont donné l'effroi de l'agonie, Ne me dis pas adieu, ma douleur infinie, Comme une ombre, suivrait ton fugitif arriour !
Mis en musique par Roger Pénau.