‹ Sur le vieux clavier; poèmesChapitre 52 sur 63 · AUBE · texte numérisé non relu

AUBE

Et l'aube m'a surpris en songeant à tes yeux. Tes yeux où je me plais à mirer ma folie, Et dont la pureté me rappelle les cieux. Saints flambeaux éclairant ma jeunesse pâlie !

Et tandis qu'une flamme étrange se levait A l'horizon blafard, lourd d'une nuit croulante, Mon cœur plein de ton cœur exquisement rêvait Au bonheur de t'avoir, docile et frissonnante.

O Femme, ta tendresse enveloppait mon cœur Frémissant au baiser des pourpres matinales, Et les cloches de fer du sein des cathédrales Lançaient dans les faubourgs leur angélus vainqueur !

Aube, réveille-moi. D'un sourire charmant Eclaire ma chimère et guéris la fêlure D'un cerveau rajeuni par le rayonnement De ton âme amoureuse et de ta chevelure !

A "Jean Bertheroy

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