SOUVENIR
Or, tu m'as dit un jour que le bonheur s'effeuille Telle une rose aux doigts d'un amant apaisé. Guéris de ta tristesse, et, pour me plaire, cueille La bruyère qui m'est douce comme un baiser.
Ton corsage est fleuri, la route n'est pas rude. Le crépuscule étreint les flancs de l'horizon. Et la rivière chante en bais^nant le vallon Où s'endort un moulin grisé de solitude.
Et toujours à genoux aux pieds de ta Beauté, Ainsi qu'un Publicain courbé devant le Temple, Je demande à l'Amour que notre âme contemple D'être l'esclave heureux de sa fidélité.