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éveillait facilement la douleur ressentie pendant les crises.
Le diagnostie de volvulus était ainsi rendu évident. L'intervention montre une S iliaque tordue d'un quart de
tour en sens inverse des aiguilles d'une montre.
‘2° Mme V., 57 ans... Trois semaines plus tard [après établissement d'un anus cæcal pour occlusion}, un examen radiologique après lavement opaque montre la présence d'un mégacôlon iliaque partiellement volvulé...…
Mais ce n’est pas là le rôle que l'on doit attendre, en principe, de la radioscopie dans le volvulus et cela pour les deux raisons suivantes :
1° La constatation d’une apparence de volvulus, c’est-
à-dire d’une boucle intestinale se projetant sur lécran
radioscopique peut donner lieu à une erreur d’interprétation. On peut croire, sur la foi d’une telle constatation, à un volvulus qui n’existe pas, En effet : revenons à la définition qué nous avons donnée du volvulus : l'ensemble des troubles déterminés par la torsion d’une anse intestinale. Pour qu'il y ait volvulus, il faut qu’il y ait des troubles du transit ou des troubles vasculaires. Or, une anse intestinale, et en particulier Panse sig-
moïde, peut subir une torsion d’un demi-tour sans qu'il
y ait dans ce fait rien d’anormal et sans qu'il en résulte
le moindre trouble ; d'autant plus que les deux seg-
ments d'une même anse, que l’on voit se projeter sur l'écran au même point, donnant lieu à une apparence de croisement, peuvent fort bien ne pas se trouver au contact lun de l'autre et être situés en réalité, dans deux plans différents. Il n’est pas rare de voir de seimblables images sur des clichés radiographiques d’intes-
tins tout à fait normaux (1). Bien mieux : nous dirons
que parfois c’est le fait de distendre lintestin par une
injection de baryle qui a provoqué une telle position, comme on voit se tordre un tube quelconque lorsqu'on distend ses parois en augmentant la tension de son milieu intérieur, liquide ou gazeux. Ainsi, dans ces cas, c’est l’examen lui-même qui fait apparaître un aspect anormal, lequel cessera aussitôt l'examen fini. ne 2° Le volvulus chronique étant le plus souvent intermittent, il n’y a, généralement, aucune torsion à cons-
tater dans l'intervalle des accès douloureux.
Pour ces deux raisons, nous dirons que, en dépit des très intéressantes observations que nous avons citées plus haut, ce qu’il faut demander, en principe, à la radiologie, ce n’est pas de permeltre de « voir » un volvulus, c’est de renseigner indirectement le médecin en lui faisant reconnaître une malformation de VS iliaque susceptible de déterminer des crises de volvulus.
Ainsi compris, le rôle de la radioscopie et de la radio-
graphie peut-être primordial. Elles peuvent permettre
de poser avec certitude un diagnostic de dolichocôlon ou de mégacôlon (2) ou même de mésosigmoïde, alors qu'on mavail pu auparavant émettre qu’une hypothèse. Les
(1) Voir à la fin de cet ouvrage, la radiographie de Mme V., montrant un faux aspect de volvulus de l'angle colique gauche. sr (2) Nous rappellerons, à ce propos, la prudence dont on doit user lors-
qu'il s’agit de remplir, pour l’examiner, un mégacolon. On risque, en
effet, en le remplissant trop complètement, de provoquer une occlusion aiguë. Nous avons eu connaissance d’un ou deux faits de ce genre.
la fin de ce travail
observations que nous publions à nous en fournissent de beaux exemples.
Dans certains cas, il est vrai, la.striction de l’anse | sigmoïde au niveau deson pédicule est serrée à tel point que le liquide opaque ne peut y pénétrer. Mais dans ces cas-là encore la notion d'une sténose complète de l’anse 6 sigmoï oïde, située immédiatement au-dessus du rectum, constituera un élément de diagnostic PIRE s Ci . Ù A !
EE, > De la rectoscopie
# La rectoscopie, en cas de volvulus chronique perma- 4 nent, peut permettre également de constater directe- . ment l’existence d’un volvulus® sigmoïdien. A titre d'exemple, nous citerons le passage suivant, emprunté
à une observation de Patel, dont nous avons déjà cité
* ailleurs un autre passage : « Le rectoscope est arrêté brusquement à seize centimètres ; on voit des plis de La
paroi reclale à trajet helicoïdal ».
Th 3° De la laparotomie exploratrice
Nous ne la rappelons ici que pour mémoire. Nous avons déjà dit les graves inconvénients de la méthode qui consiste, en présence d’un malade qui souffre d’ocusiou ou d'obstruction intestinale, à faire un anus cæcal (ou supposé tel parce que placé dans la fosse iliaque droite) sans chercher à explorer l’abdomen. Deux des observations que nous publions à la fin de
É ce tErer sont extrêmement instructives à cet égard. 4 Dans un cas (Mme M., obs. Il) la création de l'anus
ne fit en aucune façon cesser la “constipation et le bal lonnement dont souffrait la malade, comme de juste,
puisqu'il s'agissait d'un volvulus. En outre, on es çut par la suite que l'anus avait été établi sur le grêle,
: chose toujours ficheuses Er) iene Re Dans l’autre (M. L., obs. IV), nous voyons le chirur- é : gien découvrir par la laparotomie exploratrice un vol = vulus qui n avait pu être reconnu auparavant. Se