‹ Sur les caractères des cranes basquesChapitre 11 sur 12 · SÉANCE DU 3 JANVIER · texte numérisé non relu

SÉANCE DU 3 JANVIER

des autres caractères déjà signalés par M. Broca dans son premier travail, on est amené à conclure que le crâne mongoloïde de Tibère, quelle que puisse être la proportion relative de son contingent dans la population qui nous a fourni ces crânes^ a laissé des traces profondes dans la majorité des crânes.

Par conséquent, tout ce qai résulte du travail de M. Broca abonde dans mon sens. Je ne pouvais espérer, sans ses efforts, de si tôt une confirmation aussi éclatante de ce que j'avançais bien sommairement déjà en 1861 et en i862 ; et j'en remercie notre éminent collègue.

M. Dallt. Je demanderai à M. Praner-Bey si les Basques peuvent être considérés comme un peuple autocbthone ou comme un peuple envahisseur, soit d'après leurs traditions, soit d'après leurs relations avec leurs voisins.

M. Pruner-Bet. Je ne sache pas que les Ibères, du moins dans les temps historiques, aient été envahissants. Tout au contraire, ils furent un peu envahis de tous côtés et en partie obligés de quitter le continent pour se retirer dans les iles^ la Corse, la Sardaigne, et en Sicile. Toutefois, ils fournissaient des troupes soldées et auxiliaires aux Carthaginois, aux Romains, etc., mais nous ignorons même si ce fut de leur propre volonté.

M. Lagneau. Dans une séance précédente, M. Pruner- Bey nous parlait d'une analogie très-grande entre la langue basque et certains idiomes américains ; l'analogie ressortelle aussi de la comparaison des crânes ?

M. Pruner-Bet. Notre savant collègue me demande quels sont les rapports de ressemblance entre les Ibères et les Américains? Ces rapports existent^ à mes yeux, d'abord dans le type crânien. Voici, par exemple, ce crâne ibère, n** 2, qui pourrait très-bien passer pour un crâne toltèque du Mexique. En général, le même plan d'architecture crânienne , que j'appelle mongoloïde , existe en Amérique,

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pins oa moins adouci, plus ou moins exagéré, d'un bout du continent à Tautre. Qui plus est^ là où notre mongoloïde ibéro-ligure dévie du type franchement mongol, comme, par exemple, par la saillie du nez^ par Tamoindrissement de la brachycéphalie, il se rapproche de quelque groupe américain. Rappelons également la concordance de la forme du cheveu, ainsi que je Tai démontré précédemment.

Mais ces considérations, toutes sommaires, reçoivent un appui des plus saisissants des données de la linguistique. Jusqu'à présent, je n'ai touché ce point que très-rapidement; je me réserve, puisque l'honorable Société ne parait pas être opposée au désir de M. Lagneau et à mes vœux, de lui soumettre en détail les résultats de mes études à ce sujet.

M. Aux. Je remarque^ en comparant les trois crânes que nous a montrés M. Pruner-Bey, que sur le petit crâne brachycéphale, et sur celui-là seulement, les sutures frontopariétales sont ossifiées. Ne serait-il pas utile de prendre le moule intracrânien, afin de pouvoir étudier la disposition des circonvolutions ?

M. Pruner-Bet. Les moules intracrâniens sont fort utiles, c'est avec leur aide que j'ai pu étudier et déterminer les contours ovalaires ou non des sections crâniennes.

M. Broca. Je présenterai bientôt à la Société un instrument propre à déterminer les courbes intracrâniennes , sans sacrifier les crânes.

Quant à l'hypothèse du mélange faite par M. Pruner-Bey et aux déductions qu'il en tire, je lui ferai observer que cette explication n'aurait de valeur que si les caractères que j'ai signalés étaient intermédiaires. Mais comment l'invoquer pour les caractères extrêmes du crâne basque qui ne se retrouvent ni chez les Celtes^ ni chez les [hères? £t c'est le cas pour les caractères que j'ai signalés. La

80 êUmm M 17 lAimni 48ë1.

mâchoire basque et aussi la protubérance occipitale sont plus petites que chez les crânes celtiques et que chcE les crânes ibères. La saillie et le Tolume de l'occiput sont plus considérables. Il faudrait donc admettre que les races as«oendantes ont légué à lei^r postérité des caractères dont elles étaient dépourvues.

La séance est levée à six beures trois quarts.

X'tin des seerétavres : Lstournbav.

iiV itm%. - 17 imm 1867.

PréflldeBM «le M, OAVARaEV.

MM, d'Qmalius d'Halloy, Bourgeois (de Crépy) et Moçqueris, nouyellement élu membre titulaire^ assistent à la séauce.

M. le présiiJient annonce que le CoQpté central se réunirai 1q jçudi 24.

GOUEESPONDANCE,

M. Bimonin^ devant faire prochainement i l'Athénée un<i conférence sur Tbonmie fossile, écrit pour demander à Ift Société de vouloir bien lui prêter le moule des crânes de Néanderthal, d'Bngis^ de la Naulette. -^ M, le secrétaire général pense que la Société fera volontiers un prêt aussi bien motivé; malheureusementi il y a encore beaucoup de lacunes dans le musée, qui ne possède que le moule du crâne de Néanderthal.

-^ M. le secrétaire général dépose sur le bureau le quatrième fascicule du tome I de la deuxième série des Bulle^ tins. Ce volume aurfi cinq fascicules.

Outre les publications périodiques, la Société a reçu les ouvrages suivants :

Maillet. Rseherehe^ chimiques sup la patine des silex taillé^. Montaubap, 1866. Broch. in-'8^

BLÀ.KE ON HUMA.N BEMAINS FBOM BRAZIX«. CcIxvII

existing species in Brazîl are recorded by Mr. S. P. Woodward in his Manual of Mollusca) is recognisable, as well as the broken fragments of an elongated land-snail, probably BuKmus,

16. Sections of three long bones, covered with sandy deposit containing large quantities of oxide of iron (liraonite); the raeduUary cavity of the bones being fiUed with crystals of carbonate of lime.

17. Distal end of fémur, thickly encrusted with limonite, the animal matter being absent

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