‹ Sur les caractères des cranes basquesChapitre 9 sur 12 · XIX- j sépult. partsiècle) fosse comm · texte numérisé non relu

XIX- j sépult. partsiècle) fosse comm

Tout Paris

Basques

^ègres

49°60 46oi4

61 «40 39«39 60'>46 40"04 fiO°8-2 39''71 64°ol 40°o6

Tl"?»

Quelques explications sont nécessaires pour faire comprendre la signification de ce tableau.

Dans ma précédente communication j'ai parlé d'un caractère trés-répandu chez les Basques, et tiré du peu de développement de la protubérance occipitale externe. Celleci manque très-souvent d'une manière complète, et lorsqu'elle existe, elle est en moyenne très-peu prononcée. Ce caractère coïncide avec un développement un peu moindre des fosses cérébelleuses. La conformation particulière de cette petite région crânienne différencie les Basques des races d'Europe, aussi bien que des races d'Afrique. Si, ce premier point une fois établi, on fait abstraction des mesures partielles qui aboutissent à la protubérance occipitale,

on trouve que, pour toutes les autres mesures angulaires» les Basques s*écartent notablement des Parfciens en se rapprochant des Nègres, et que même, en général, ils sont beaucoup plus voisins de ceux-ci que de ceux-là. L'étude des angles auriculaires confirme, en outre, ce que les. autres mesures nous ont déjà appris relativement au peu de développement de la région frontale de nos Basques. L'angle frontal des Basques est inférieur de plus de 2 degré à celui des Parisiens, et supérieur seulement de 0**,14 ou 4/7 de degré à celui des Nègres. L'angle pariétal des Basques l'emporte de 3 degrés et demi (3<»,48) sur celui des Parisiens, et est surpassé de 1^,76 par celui des Nègres. L'angle occipital total, dont les côtés passent respectivement. par le point du lambda, et par le bord postérieur du trou occipital, est à peu près le même chez les Basques et chez les Africains ; la différence n'est que de 3 dixièmes de degré à l'avantage de ces derniers ; elle est de près de 2 degrés entre les Basques et les Parisiens. On remarquera que les diverses séries de crânes parisiens ont donné pour ces divers angles des moyennes peu différentes de la moyenne générale de Paris, et que, dans aucun cas la moyenne des Basques ne se trouve comprise entre les limites des oscillations des moyennes de Paris. Ainsi, l'angle frontal des Basques n'est pas seulement inférieur à la moyenne générale de Paris, il est, en outre, inférieur à la plus petite des moyennes obtenues sur les séries parisiennes. Cette particularité, qui se reproduit sans exception sur toute la ligne, est parfaitement significative ; elle prouve que les différences entre les Basques et les Parisiens excèdent celles qui se produisent dans la'méme race.

L'étude des angles sus- et sous-occipital montre que lampleur de la région occipitale des Basques dépend du grand développement de la partie de l'occipital qui est située au-dessus de la protubérance, et qui correspond aux

lobes postérieurs du cerveau. Quant à la région du cervelet, elle est, au contraire, un peu plus petite chez les habitants de Z... que chez ceux de Paris. Maintenant, pour apprécier rétendue relative du crâne antérieur et du crâne postérieur, nous allons comparer Tangle frontal à Tangle crânien total, au moyen d'une réduction en centièmes.

Valeur relative de Vangle frontal.

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