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d'avoine, que si elle n’a pas donné lieu à de l’'éternuement, a fait éclater cet accès d'asthme.
L'hyperexcitabilité est moyenne. Une cause violente déterminera évidemment une crise, mais la violence n’est plus nécessaire, il suffira d’une de ces causes banales que citent presque tous les malades.
L'hyperexcitabilité est très grande. L'asthmatique réagira à de trop faibles causes pour les remarquer : l’accès paraîtra absolument sans cause.
L'hyperexcitabilité est maxima : les accès se suivent de très près et nous avons la cachexie asthmatique.
Ces cas sont schématiques, en réalité un individu représente rarement ces types, le plus souvent il en représente quelques-uns d’une façon passagère, car son hyperexcitabilité est variable : en général elle oscille entre un maximum et un minimum qui sont spéciaux à chaque asthmatique : le minimum de l’un pourra être le maximum de l’autre.
Essayons d'expliquer les faits qui nous ont paru bizarres. H..., le négociant lyonnais, a presque invariablement une crise à chacun de ses voyages à Paris mais seulement la quatrième ou la cinquième nuit après son arrivée. l'intervalle entre l’arrivée à Paris et le moment de la crise nous fait penser que ce seul fait, Paris, n’est pas en cause; de plus cette fixité de la date de l'accès se rattache difficilement aux causes invoquées par H... si on analyse les détails de sa vie à Paris, on remarque que H... contrairement à ses habitudes, fait des excès de table d’aleuol, de tabac. Cette intoxication complexe d’origine alimentaire augmente l’hyperexcita-
bilité bulbaire; vienne alors une de ces causes qui end'autres circonstances serait restée inoffensive, elle
trouve un terrain favorable qui ne demande qu'à réagir :
il se produit une crise d'asthme. H... d'ailleurs ne no-
tera qu’une cause : la plus banale, la moins importante
mais elle a cet énorme avantage d’être la seule facilement
perceptible.
Chez notre second malade l'interprétation paraît facile car il a noté trois grands phénomènes qui semblent grouper ou distancer ses accès. Prenons, par exemple, ses visites à Neuilly, chez son oncle, le jeudi soir: l’intoxication n'est pas niable elle exagère l’hyperexcitabilité bulbaire. Si L... ne fait pas d’excès les jours qui précèdent ou ceux qui suivent le jeudi, il est assez rare que L... ait une crise à ce moment: le bulbe n'est pas assez excitable pour réagir à une cause banale, il faut une ou plusieurs causes violentes pour qu'il y ait une crise. Si, au contraire, L... fait des excès avant le jeudi, l'accès a lieu le jeudi soir au plus tard, si les excès ne se produisent que le vendredi la crise a lieu le vendredi ou le samedi soir: le bulbe très excitable réagit a des excitations faibles. Il est inutile de renouveler ces expli-
cations à propos des vacances, des examens ; l’excitabilité bulbaire très exagérée donne lieu à des crises sous
l'influence de causes banales, alors que dans le cas contraire ou bien il n'y a pas d'accès, les causes ordinaires sont insuffisantes ou bien il y a accès on note alors une cause. violente (rire, poussières abondantes).
Nous ne nous attarderons pas non plus à l'examen de notre troisième malade, car sa petite statistique nous
dt:
montre clairement que ses crises sont en rapport direct avec les périodes d’accès de toutes sortes.
Mais si cette coïncidence des intoxications d’origine externe (aliment, alcool, tabac) nous semble concluente, il ne faudrait pas croire que tous les asthmatiques voient leurs crises succéder le plus souvent à des périodes d’intoxications exogènes. En effet, certains malades d’une sobriéte exemplaire voient des accès d'asthme se produire à l’occasion des causes les plus communes sans qu'il y ait eu intoxication alimentaire. Mais en général, ces personnes ont une hérédité très chargée : leurs parents avaient des manifestations diathésiques très marquées ; de plus ces asthmatiques ont eu leurs premières crises dans leur enfance ou leur adolescence. Il est facile de conclure que leur hyperexitabilité bulbaire minima est considérable et que d'autre part leur nutrition particulièrement défectueuse, produit une intoxication eudogène qui exagère l'excitabilité du bulbe. Dans ces cas les causes apparentes paraissent singulièrement bizarres ; c'est là un fait commun en clinique.
Ces intoxications sont très complexes (exogènes, endogènes) les principes toxiques vont par la voie sanguine dans tous les organes de l’économie, leurs effets variés, car les uns sont spéciques pour un organe, les autres localisent leur action sur un tissu moins préparé à la défense de certains poisons, peuvent agir, soit sur l'excitabilité bulbaire en l'exagérant ou la diminuant, soit sur le bulbe pour déterminer uné crise. D'autres peuvent agir sur un autre organe et donner lieu à des manifestations morbides de cet organe, et enfin quelques