I. — ESQUISSE DE PATHOLOGIE HUMAINE
Si les troubles du métabolisme cellulaire interviennent dans la pathogénie ou l'évolution des tumeurs, comme les cancérologues tendent à l'admettre, il n'était pas illogique de supposer, à priori, que l'arthritisme, ce groupe de maladies, par troubles de la nutrition, pouvait Jouer un rôle dans la production du terrain cancéreux. Et en fait, les médecins ont incriminé la goutte (RÉCAMIER), le rhumatisme (Trissier), le diabète (TurFIER), comme causes prédisposant au cancer (114).
Il n'est d'ailleurs pas jusqu'aux maladies microbiennes, aigües ou chroniques, qui n'aient été accusées de favoriser le développement des tumeurs (syphilis) ou d'entraver leur évolution (variole, érysipèle). Certains auteurs, en France, tout au moins, ont même admis jusqu'au début de ce siècle, un véritable antagonisme entre la tuberculose et le cancer.