CONCLUSION
Ces quelques exemples, pris à dessein entre mille, prouveraient assez clairement, s'il en était besoin, que le cancer ne se greffe point Systémaliquement sur les lésions inflammatoires. Les conditions nécessaires à son développement sont vraisemblablement fort complexes. Nous n'en connaissons que quelques-unes (espèce, âge, sexe...…), et c'est pourquoi quel que soit l'agent employé, fût-il même le goudron, facteur si cancérigène, l'expérimentaleur ne réussit point à produire du cancer, à coup sûr, sur tous les animaux {raités. Parfois même
a-t-il un échec global!
Ainsi en est-il notamment de la production expérimentale du cancer par les causes mécaniques chez les animaux domestiques. « Sur plusieurs chiennes vieilles et eczémaleuses, nous avons pratiqué des irritalions mécaniques des mamelles. Ces glandes ont été, tous les Jours ou tous les deux jours, comprimées et contusionnées au moyen d'une forte pince en bois. Bien que les expériences aient été prolongées pendant des mois, Jamais nous n'avons obtenu de néoplasmes » (Captot) (14).
Il n'en est pas moins vrai, suivant la remarque de ForGuE et JEANBRAU (200), que l'action des agents phlogogènes est indiscutable toutes les fois que la lésion 1inflammatoire, suffisamment importante, porte sur une région indemne auparavant, et qu'il y a non seulement correspondance entre la lésion et la tumeur subséquente, mais que la date d'apparition de la tumeur rend la fihation vraisemblable ; enfin chaque fois qu'il v a continuité de manifestations pathologiques depuis l'accident.
Pour que la cellule se cancérise, le terrain étant supposé favorable, DezBer (96) souligne, à Juste Utre, « l'imporlance du temps, de la durée des actions irritatives exercées sur les cellules et sur les générations cellulaires successives soumises aux mêmes influences. Les cellules acquièrent de génération en génération leurs propriétés nouvelles en même temps qu'elles perdent au fur et à mesure les fonctions qui les mettaient en harmonie avec le reste de l'organisme ». Ainsi apparail, à l'évidence, le rôle de l'irrilation chronique, la cancérisation nécessilanlune sommation de pelits effets, à moins que la cellule, pour se cancériser, ne doive êlre touchée, à un cerlain moment, d'une manière particulière (Prof. P. Der- BET).