‹ Sur les causes du cancerChapitre 94 sur 114 · ARTICLE 1 ESTOMAC · texte numérisé non relu

ARTICLE 1 ESTOMAC

Le polvadénome de l'estomac du cheval, dont nous avons montré les relations étroites avec l’inflammation chronique, peut subir l’involution cancéreuse.

M. le Prof. V. Bazz (193) rapporte, en-effet, le cas d'un vieux cheval hongre présentant au niveau de la petite courbure de l'estomac, à cinq centimètres du pylore, une plaque saillante, gris rosé, constituée par un amas de bourgeons néoplasiques cunéiformes, d’apparence papiilomateuse. De sa périphérie rayonnaient de gros plis ou bourrelets muqueux.

Le microscope révéla la nature adénomateuse de la lésion : glandes hyperplasiées, très longues, parallèles et serrées, contournées et repliées vers leur fond. En outre, des cellules rondes infiltraient le tissu conjonctif sous-muqueux sclérosé.

Fait notable : en quelques points la muscularis mucosæ élait entamée par des formations glandulaires plus larges, plus irrégulières que les parties tubuleuses susjacentes. Il s'agissait d’un début de transformation épi-

théliomateuse.

Nous avons pu éludier, au laboratoire. grèce à l'amabiité de M. Baux, une préparation se rapportant à ce

CàS,

Etude histologique. — L'allongement des tubes glandulaires attire évidemment l'attention. Mais cette longueur n'est point uniforme pour tous les tubes. Elle est presque doublée am niveau d'un bourgeon papillomateux hémisphérique, saillant, de là dimension d'une pièce de cinquante centimes.

À Son niveau, comme à ses alentours, les cellules glandulaires ont leurs caractères normaux essentiels. Les tubes, très im triqués, à terminaison quelque peu tortueuse, viennent Bnir au Contact de la muscularis MUCOSR, Mais en un point où l'épaisseur de la plaque adénomateuse Atteint son MARNE, là muscularis mucosæ est très nettement entamée par des néoformations pSeudo-glandulaires, volumineuses, irrégulières dont les cellules cylindriques plus grandes, sombres, à noyau et protoplasma vivement colorés, circonserivent une lumière assez large, contenant un peu de muecus On a affaire à l'ex. trémité d'un où deux tubes Slandulaires, hyperplasiés, en in volution cancéreuse,

Autour de ces beyaux typiques, mais surtout au-dessus, se trouvent, diversement intéressées par le plan de section, d'au tres formations épithéliomatenses moindres. L'une d'entre elles cependant se loge entièrement dans l'épaisseur de là muscularis mucose. l

Soulignons, pour compléter celle étude. que celle relation d'adéno-épithéliome Saslrique est unique en Pèthologie comparée, alors que, chose curieuse, la littéralure contient plusieurs observations d'adéno-arcome chez les équidès (Umuien et RoLorr).

Ces néoplasmes épaississent inègalement là magqneuse Sur une grande étendue. La paroi stomacale calleuse, dure, semble constituée macroscopiquement par un tissu fibride, blanchâtre, parcouru par des travées transparentes, Parfois la Surface de la muqueuse est abcédée (Cadène) RN).

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