‹ Sur les Concrétions Calcaires sous-cutaneesChapitre 13 sur 28 · III. — Etude chimiaue · texte numérisé non relu

III. — Etude chimiaue

Chimiquement la composition des concrétions calcaires est très constante. Dans bien des cas, les auteurs n’ont pas recueilli une quantité de matière suffisante pour effectuer une analyse et des dosages complets, mais tous sont d'accord pour reconnaître la présence de-carbonate et de phosphate de chaux, en proportions diverses, et

(1) DE BEURMANN et GOUGEROT, les sporotrichoses. Paris 1919, p. 708.

(2) La fixation des coupes peut être faite à l'alcool, au tormol, ou encore au liquide de DOMINICI où de BOUIN. Pour la décalcification, alcool nitrique à 3 %. Coloration à la thionine, recommandée pour la netteté des images. S’il s’agit d’une lésion très jeune, essayer de ne pas tenter la décalcification : alors sur les coupes, par une imprégnation argentique, suivant la méthode de HUBSCHMANN, a poussière calcaire se détache très nettement en noir.

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l'absence d’urates, d'acide urique ou de cholestérine. Le phosphate de chaux, souvent du phosphate tricalcique, est presque toujours associé au carbonate, mais il domine généralement dans le mélange. (Le fait est intéressant à noter, puisque, dans les cas de concrétions calcaires au cours de la sclérodermie, c’est le carbonate qui domine habituellement). Dans le cas récent de Levy, dans celui de MaRoTTE et TeisstER, la concrétion était formée de phosphate pur, tandis que dans celui de LowenBaëx, on ne trouvait, fait exceptionnel, que du carbonate de chaux.

Nous avons dit l’importance que MM. Gicserr et PoLLET donnent à la composition chimique des concrétions, sur laquelle ils basent même une classification personnelle. Ils disent n'avoir jamais trouvé d’autres sels de calcium que le carbonate et le phosphate, dans les calcinoses de la peau ; THiBiErGE et WeissENBACH disent y avoir trouvé aussi de l’oxalate de chaux ; CHENANTAIS note dans son analyse de l’oxyde de fer en petite quantité; WeiL et WeEissMAnN-NETTER, des traces de fluor ; on trouve parfois aussi un peu de magnésie. à

AcHArRD a voulu expliquer pourquoi on ne met jamais en évidence les réactions des corps gras au sein de ces formations (1) ; pour lui, et pour KrorTz qu'il commente, fa dégénérescence cellulaire initiale, tuméfaction trouble ou nécrose de coagulation banale, libérerait des savons de soude, de potasse, et peut-être d’ammoniaque ; ceux-ci se combineraient aux sels de calcium en dissolution dans: les humeurs et se précipiteraient consécutivement ; puis l’acide gras du savon calcique serait remplacé par l'acide phosphorique et l'acide carbonique, et ainsi ne serait plus décelable.

Nous avons tenu à faire pratiquer l'examen chimique de notre cas de concrétions calcaires typiques. Nous avons

(1) WESOLODOWSKI note cépendant la présence de corps gras et d’un peu de cholesérine dans le cas qu'il a observé.

vu que la composition chimique observée rentre dans la règle générale. Elle se rapproche beaucoup en fait, de la composition chimique des os.

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