‹ Sur les Concrétions Calcaires sous-cutaneesChapitre 23 sur 28 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

I. — Si l’on considère dans leur ensemble les faits qui ont été étiquetés «pierres de la peau», en mettant de côté tous ceux où la transformation he peut être considérée comme une altération régressive d’une affection antécédente, ainsi que certains néoplasmes osseux très rares, il reste une série de cas, de structure plus ou moins netterent granulomateuse, où la calcinose paraît “un phénomène fatal, lié au développement même d’un processus, dont la nature reste d’ailleurs à élucider.

Il. — Il ne nous à pas semblé rationnel de joindre à cette classe de faits, les concrétions calcaires observées au cours de processus sclérodermiques. Et cela parce que, malgré les analogies que ces cas présentent avec ceux de TaiBrerce et WEissENBAC, nous avons tendance à considérer ces derniers comme des incidents évolutifs au cours de certaines sclérodermies.

IT. —— Au point de vue clinique, les concrétions calcaires visées dans cette étude (qu'on pourrait appeler, sans trop forcer le terme, essentielles ou primitives), et pour ce qui est au moins de leur période d'état, se présentent sous forme de masses ou de plaques multilobaires, de caractères physiques naturellement reconnaissables après premier examen.

1Y. — L'étude histologique permet d'éliminer sans

peine, au sujet de ces productions, la tuberculose cutanée et sous-cutanée, Ja syphilis, l’actinomycose, la sporotrichose et les mycoces diverses, les lésions consécutives aux suppurations cocciennes et jusqu'aux lésions d’enkystement de corps étrangers divers. : !

Elle nous montre très généralement, au moins dans les lésions suffisamment récentes, des nodules inflammatoires, tuberculoïdes, dont le centre, se calcifie graduellement.

V. — Chimiquement, nos granulomes calcaires sont constitués, avant tout, par du phosphate (tricalcique) comme élément dominant, puis par du carbonate de chaux. |

VI. — Au point de vue pathogénique, deux théories sont en présence :

a) La théorie dyscrasique, qui invoque les troubles de métabolisme du calcium (Calciose de LancE- REAUX, Calcinosis des auteurs allemands). Il y a pourtant des cas où les dosages sanguins donnent des chiffres normaux (environ 110 milligrammes de calcium par litré de plasma) et alors le mécanisme de ces précipitations reste vraiment assez énigmatique.

b) La théorie parasilaire où infectieuse. Elle a nos préférences. C’est celle de Micran, dès 1900, reprise depuis par Bayze, Dervizce, Dürer, etc... Elle à le grand mérite de tenir compte de l’aspect clinique et de l’histologie des lésions (nodules tuberculoïdes)

Les formations giganto-cellulaires ne seraient pas dues ici à la constitution d’un pseudo-tubercule par corps étranger.

Quoiqu'il en soit, ïl reste à trouver l’agent . causal, qui n’a jamais été vu ni cultivé.

VIT. — Le traitement de ces productions, qui n’ont

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aucun caractère de malignité, est purement chirurgical. Il peut s'imposer par suite du développement des lésions, de leur ulcération et infection consécutive, ou plus simplement par la gêne douloureuse croissante qu'elles peuvent de par leur siège, occasionner.

Le traitement médical de nos granulomes calcaires n'existe pas, à proprement parler. À

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