‹ Sur les effets cliniques des gaz de combat allemands: D'un carnet d'observations et de notes relevées aux Armées des FlandresChapitre 14 sur 51 · ROLE A · texte numérisé non relu

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Courbe type II. — Soldat G...

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4° type. — L'élévation thermique était ici plus pré-” coce. Elle se faisait rapidement à 39° ou 4o° dès le >" ou 3° jour, s’abaissant à peine de quelques dixièmes le matin, et formant aïnsi une sorte de plateau jusque vers le 10° jour.

À ce moment, la descente se faisait brusquement

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autour de la normale (pneumonie franche), et S'y maintenait, si l'évolution devait se faire vers la guérison. Mais si le malade présentait en même temps des troubles morbides d'un autre appareil, des troubles gastro-inteslinaux par exemple, la défervescence ne se faisait pas de façon aussi brusque et aussi complète. |

Dans les cas où l'affection pulmonaire a évolué vers la mort du sujet, c’est entre le 10° et le 15° jour, au milieu de troubles dyspnéïques extrêmement anne que le malade a a

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Courbe type IV. — Soldat D.

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o° type. — Type irrégulier et long, avec ou sans rémission précédant une ascension thermique au 4° ou 5° jour. Les malades présentant ce type de courbe, ont montré des symptômes pulmonaires assez sérieux, avec souvent des troubles gastro-intestinaux simultanés. Leur état, ne s’est amélioré que très lentement, et nous avons constaté chez eux, un degré d'asthénie très marqué.

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Courbe type V. — Soldat P..

Pouls. — Dans les formes suraiguës, chez les malades Lrès schoqués, atteints d’une polypnée intense, et présentant de la cyanose, le pouls était très accé-

léré (41°0-180-145 el plus), mais il était très faible, presque imperceptble.

Au contraire, chez les malades moins atteints, le pouls était, à l’arrivée, à peine accéléré, ou pas du

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tout. Dans les jours suivants, nous avons MÊME CONStaté qu'il était ralenti chez quelques-uns.

Asthénie. — Nous avons été frappés, par l'état d’abattement, de lassitude extrême, que présentaient un très grand nombre de gazés, à leur arrivée: à l'hôpital, ou dans les heures qui ont suivi. Chez quel- : ques-uns, cet état de faiblesse générale ne s’est plei- ‘nement manifesté qu'au bout de quelques Jours. Nous avons observé un certain nombre de cas, où les symptômes d'asthénie ont été particulièrement marqués et persistants. Ces cas, revêtaient toutes les allures d’un état chronique. Nous en reéparlerons plus loin, dans les formes cliniques. Selon nous, cet état d'épuisement devait être attribué, d’une part, à une atteinte profonde du système nerveux par la toxicité des gaz. Mais il est vraisemblable, d'autre part, qu'un certain nombre de cas d’asthénie ont dû reconnaître pour cause une insuffisance surrénale. C'est l'avis de M. le D' Sergent, à qui nous empruntons les lignes suivantes, traduisant son opinion sur ce sujet : SE

« Dès les premières heures, on note souvent une « sensation de faiblesse générale, dé grande fatigue, « de lassitude profonde. Presque toutes les victimes « des gaz asphyxiants présentent, à un degré plus «Ou moins accentué, cet état asthénique. Cette asthé- « nie, ne devient parfois complète et apparente qu’au « bout de quelques jours : elle peut même avoir un. « début brusque, accompagné de chute de tempé- « rature et d'hypotension artérielle avec phénomène

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de la ligne blanche, ensemble qui évoque alors l’idée d’un syndrome d'insuffisance surrénale. De . . s r . * r Q fait, en pareil cas, l’opothérapie surrénale jugule rapidement les accidents. Nous avons observé ce syndrôme, à un degré plus ou moins marqué, chez plusieurs de nos malades. Chez l’un d'eux, surtout, le diagnostic s’imposa avec évidence ; victime des gaz asphyxiants le 22 avril, ce malade présentait, comme accident prédominant, une congestion pleuro-pulmonaire- de la basé gauche, quand il entra à la Charité, le 24 avril ; il avait, en outre, dès le premier moment, présenté des signes

: d’asphyxie locale des extrémités, qui se reproduisi-

rent, d’ailleurs, à plusiers reprises, pendant son séjour ; brusquement, le g mai, sa température s'abaisa d’un degré, en même temps qu'il se plaignit d’une très grande fatigue, que sa tension (mesurée au Vaquez) tomba de 11 & Mx et 3 Mn à 9 à Mx et 6 Mn et qu'apparüt la ligne blanche surrénale ; l’opothérapie surrénale amena une amélioration manifeste et rapide. Ce malade qui se trouvait à 25 mètres des tranchées allemandes, quand les gaz s’élevèrent, fut le seul survivant de sa demisection : tous ses camarades furent asphyxiés sur place.

« Il fut très profondément incommodé : grande suffocation, hémoptysie abondante, sensation de brûlure dans toute la poitrine, toux coqueluchoïde, courbature générale, céphalée, palpita-

tions, asphyxie locale des doigts et des orteils ; \

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. puis, localisation en foyer de congestion pleurode tante à la, base gauche ; enfin, syndrome « d'insuffisance surrénale. »

Il est évident, que dans les cas dont il s’agit, la concomitance des symptômes, indique suffisamment la nature surrénale des accidents signalés.

En tous cas, la base étiologique de ce syndrome rie asthénie, n'est pas douteuse. Elle réside dans le degré profond d'intoxication, produit sur l'organisme

par les gaz délétères. © ee

Purpura. — Personnellement, nous n'avons pas observé de malade atteint de purpura. Mais, M. le docteur Sergent a eu l'occasion d'en observer un cas tout à fait intéressant. Il s'agissait d’ un gazé qui avait de l'albuminurie tenace et de dose assez élevée, et qui présentait un purpura à rechutes. On sait que le purpura est un symptôme, qui se montre au Cours ou à la suite d'états pathologiques très divers, notamnment dans les infections et les intoxications. Dans le cas observé par M. Sergent, il ÿ à eu trois DOUE sées purpuriques en moins d’un mois.

C'est là, toutefois, du moins à notre connaissance, le seul cas observé de purpura : Sympiomestqnee d'inloxication par les gaz.

CHAPITE HI

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