‹ Sur les effets cliniques des gaz de combat allemands: D'un carnet d'observations et de notes relevées aux Armées des FlandresChapitre 23 sur 51 · OBSERVATION VII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VII

(Personnelle et inédite, Hardinghen) Broncho-pneumonie

0] CARS Q s à Il..., 87 ans, soldat au 74° régiment territoriale d’'infanterie.

Homme bien constitué, déclarant n'avoir jamais été

malade antérieurement, et.ayant jusqu'alors bien supporté la campagne.

Le 22 avril 1915, étant aux tranchées de première ligne, aux environs immédiats de Langemarck, a été surpris par la vague de gaz suffocants. Il nous dit avoir éprouvé d'abord du picotement aux narines, du larmoiement, puis une sensation croissante et très pénible d'étouffement, accompagnée de violents accès de toux.

Ensuite est survenue une expectoration abondante, avec. quelques stries sanguines, mais pas d’hémoptysie bien nette. Pas de vomissements. Pas de syncope. Est revenu des tranchées soutenu par deux camarades. Dirigé sur Poperinghe, a été évacué sur l'Hôpital temporaire 66 d'Hardinghen, le 23 avril.

24 avril. — Malade très abattu. Faciès congestif. Dyspnée très marquée. Toux quinteuse, suivie d’expectoration abondante et mousseuse. Température : 39°4. Pouls : 99. Urines : vol. à peu près normal, pas d'albumine.

25 avril. — Malade toujours dyspnéique. Encombrement bronchique. Foyers disséminés de râles sous-crépitants et petits foyers de râles crépitants secs. Une saignée est pratiquée, puis, dans la soirée, piqûre d'huile camphrée. Amélioration légère. à 98 avril. == La dyspnée qui était devenue moins pénible au cours des deux jours précédents reprend de l'intensité. Le pouls*est à 105. Température : 4o°. Les signes de congestion ne diminuent pas ; parmi les foyers de râles, on perçoit un souffle.

1% mai. — La dyspnée semble augmenter encore: d'intensité ; le malade ne peut plus demeurer étendu au lit, et est placé dans un fauteuil. Les signes de congestion sont surtout marqués à gauche.

Les jours suivants, l’état de ce malade va s’aggravant encore, malgré une nouvelle saignée pratiquée le 4 mai,

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