‹ Sur les effets cliniques des gaz de combat allemands: D'un carnet d'observations et de notes relevées aux Armées des FlandresChapitre 24 sur 51 · TR · texte numérisé non relu

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malgré piqûres d'huile camphrée, de strychnine, caféine, et injections sous-cutanées d'oxygène.

7 mai. — La mort survient dans la nuit du 6 au 7 mai. (V. 5° autopsie).

2° Type: de longue durée. —- L'examen du thorax a permis de faire chez un certain nombre de ces malades, à peu près les mêmes constatations que pour ceux dont il vient d’être question.

Râles de bronchite diffuse avec foyers de ràles souscrépitants, le plus souvent aux bases. À la percussion : zônes de matité. Quelquefois frottement pleu- Faux, mais aggravation plus durable que précédemment, après les premiers jours de la maladie.

D'ailleurs, dans certains cas, les symptômes fonelionnels et phy siques étaient, dès le début déjà, beaucoup plus marqués, el analogues à ceux des formes suraigués. L'auscultation révélait de nombreux râles de bronchite dans toute la poitrine, montrant l'inflammation propagée aux bronches de tous So mélangés de râles sous-crépitants fins, disséminés dans toute l'étendue des deux poumons.

On percevait quelquefois, un souffle tubaire.

Le malade était atteint d’une dyspnée intense avec lirage. La toux incessante. L'’expectoration abondante et mousseuse, présentait des îlots purulents jaunes ou verdâtres. /

Après les trois ou quatre premiers jours, la température qui était descendue à 37°5 ou 38, remontait

Na DEN CHERE AN À L L . she . > 4 995 el 40°. Le pouls devenait petit et rapide. La dyspnée augmentait, angoissante, le visage s'était

cyanosé, couvert de sueurs, l'encombrement pulmonaire très marqué. L'état du malade était inquiétant.

Dans tous les cas de ce genre, des saignées abondantes ont été pratiquées. <

Néanmoins, les symptômes alarmants que ‘nous venons de décrire, se sont maintenus assez longtemps sans amélioration sensible. Ils ne se sont modifiés, chez quelques sujets, qu'après des semaines d’une thérapeutique énergique, laissant souvent ie s séquelles pulmonaires et de l'asthénie.

Quelques cas, encore, ont été suivis de complications gastro-intestinales tardives.

Il nous reste à signaler dans cette variété de longue durée, un cas de-gangrène pulmonaire à forme pneumonique, qu'il nous à été donné d'observer à Phôpital d'Hardinghen.

Dans les tout premiers jours, la maladie semblait vouloir prendre les allures d’une pneumonie : point de côté violent, avec phénomènes généraux très marqués, température élevée, pouls accéléré, et zône de submatité avec râles crépitants.

Mais notre attention fut bientôt attirée par la mauvaise odeur de l’haleine, et peu après, par l'expectoration, qui se modifia et devint fétide et colorée. L'état du sujet fut inquiétant pendant quelques jours, puis s’améliora. Nous avons conservé ce malade jusqu’au 25 juin, avec des alternatives d'amélioration et de rechutes. Finalement, c’est l'amélioration qui a prévalu. :

Il a été évacué, à cette date, sur l'intérieur par

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{rain sanilaire, dans un élal assez salisfaisant mais encore précaire. Nous n'avons pu savoir, depuis, ce

qu'il est devenu.

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