OBSERVATION XVII
{Communiquée par M. le Médecin-Major Rathery, , à Zuydcoote)
Col... 37 ans ; soldat au 54° territorial Homme robuste, sans antécédents pulmonaires. À jusqu ‘alors bien supporté la campagne.
Le 22 avril, pris dans la vague suffocante, a éprouvé les premiers symptômes déjà décrits. Pas d’hémoptysies, ni de vomissements. Evacué à Zuydcoote, par Poperinghe. :
29 àvril. — Malade très abattu, faciès congestif. Dyspnée très marquée, toux quinteuse et fréquente. Expecto-
æÆ :
et:
7 LE ration abondante mousseuse, avec flots purulents. Auscultation : signes de bronchite généralisée, r4les de congestion aux deux bases, Cœur et pouls : normaux, Urines : volume normal, pas d'albnmine.
29 avril, — Elévation thermique (39°%). L’encombrement bronchique augmente,
30 avril, — Point de côté brusque, sous le rmarnelon gauche, trés douloureux, Dyspnée intense (respiration : 66). Pouls à 128, régulier,
Auscultation : mémes signes stéthoscopiques que les jours précédents, mais plus marqués 4 gauche, De plus : on perçoit un souffle à gauche et en arrière ; en avant
à gauche : râles humides, rappelant le réle de gargonil- lement, Soulagement par piqhre d'oxygène.
3 mi. — Dyspnée très intense, Pespiration : 80, Pouls : 140. Hépatisation du lobe supérieur gauche, Sasgnée, & mai, — Aggravation. Etat syncopal le matin. Orthopnée, délire, carphologie. Décès vers 16 heures, Bron cho-preumonie,
L'examen des crachats de ce Éaladé avait 6 pratiqué la veille : ne contenait pas de bacilles de Koch, maïs beau
coup dé phetmacoqées:
(Voir plus loin : : = autopsie).
A côté de ce type de forme suraiguéë, conninun €f
“ qéasi constant où dominaient les symptômes pul-
mwonäires, avec cyanose très marquée, un autre {s pe a été signalé, tout-à-fait exceptionnel (Achard 61 Flandin, Voivenel), Le malade, présentait un facies livide, avait les Yèvres décolorées (d'où Ve nom de forme livide), Ve nez pincé, une dyspnée intense, sans symptômes d'œédèsine aigis, et avec très pen de symptômes thoraciques, Le pouls était petit et filant, et le
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malade en état de torpeur, mourait avec le tableau que le Professeur Achard a désigné sous le nom de grande intoxication « sine materia ». Cette forme rare, dont nous n'avons pu avoir aucune observation, e élé assimilée à une sorte d'asphyzxie blanche. Chez ces malades, la saignée, ne pouvait être d'aucun effet heureux. Mais M. Achard signale que dans un cas, la ponction lombaire, donnant issue à un liquide hypertendu, produisit un résultat favorable.
. — Forme à évolution retardée