‹ Sur les effets cliniques des gaz de combat allemands: D'un carnet d'observations et de notes relevées aux Armées des FlandresChapitre 33 sur 51 · DA · texte numérisé non relu

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Il s’agit, ici, d'un certain nombre de militaires, qui, mayant été que très peu touchés au moment de l'attaque par les gaz, n’ont accusé que des accidents immédiats à peine marqués, et sont, par suite, restés à leur corps.

Ce n'est qu'après quelques jours, qu'ils ont présenté des symptômes nécessitant leur évacuation sur une formation sanitaire. Faisons, du reste, remarquer tout de suite, que parmi les sujets de cette catégorie, un Certain nombre étaient antérieurement atteints d’affecions chroniques/diverses ; affections qui ont tout simplement retrouvé, au bout de quelques jours, du fait de Faction des gaz, un regain d’acuité.

Nous préférons, au lieu de placer ici les observations de ces derniers, reporter la description de leur cas au chapitre réactivations et accidents intercurrents ; tels sont des cas de réveil d’entéro-colite ou de paludismé anciens.

Mais, voici un cas, où le sujet était, avant l’attaque, indemne de toute affection pulmonaire.

OBSERVATION XVIII (M. le Médecin-Major Ratherv, à Zuydcoote)

Il s’agit d’un jeune tirailleur qui avait continué son service après l'attaque par gaz, et ne fut évacué qu’au bout de 10 jours. Il est arrivé à l'hôpital avec une congestion pulmonaire légère, mais surtout dans un état d’asthénie complète, et d’hébétude avec amnésie presque absolue. Il ne répondait même pas aux questions qu'on lui posait. Cependant ce jeune homme, après quelques jours de soins, s’est fait remarquer par la vivacité de son esprit.

Nous avons ainsi, observé un certain nombre &e militaires, non évacués de suite après l'attaque, mais “qui seulement 8 à 10 jours plus tard, durent être envoyés à l'hôpital avec des symptômes d’'emphysème pulmonaires, se compliquant de poussées congestives.

Fous ces mliitaires étaient antérieurement in- . demnes d’antécédents morbides du côté des voies res-

piratoires.

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