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OBSERVATION XXIT
(In Thèse Rousselot) ,
Ce militaire, gazé en juin 19..., et envoyé en convalescence pour bronchite, fut, vers le mois d'octobre suivant, pris de poussées fébriles avec sueurs nocturnes abondantes et asthénie. Ce n’est que le 7 mars de l’année suivante, que cet homme eut une hémoptysie d’une durée de °0 minutes.
Entré à l'hôpital, le sujet était très amaigri, présentait de la cyanose de la face et des extrémités. La température était de 37°8. La dyspnée apparaissait au moindre effort.
A l'examen des poumons : matité très marquée au
sommet gauche, en avant et en arrière, avec respiration
très soufflante. À droite : matité du sommet en arrière, et craquements secs après la toux.
12 mars. — Nouvelle hémoptysie ; tension artérielle 16,9.
Les jours Suivants, le malade n'expectorait que des crachats verdâtres nummulaires, dans lesquels, après centrifugation, on découvrait de nombreux bacilles de Koch.
La radioscopie montrait une diminution de transparence des deux sommets, plus marquée au sommet gauche, et de l’adénopathie trachéo-bronchique.
Les Jours suivants, là température restait au voisinage
de 38°, avec signes pulmonaires inchangés. Ce° malade a été fon NÉE é
MM. Ménétrier et Martinez ont signalé, eux aussi un seul cas de phtisie pulmonaire, consécutive à l’action des gaz, à marche rapide. Cas où il semble bien aux auteurs, que l’intoxication gazeuse ait provoqué
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l'apparition, ou tout au moins favorisé l’évolution d'une tuberculose jusque là latente. |
M. Gimbert prétend (dans la Revue médico-chirurgicale de la V° armée), que les observations recueillies au triage, des bronchites suspecles provenant d’une ambulance, fixent à 3 %, le taux des cas de tuberculose apparue après action des gaz asphyxiants. Encore est-il persuadé, qu'il s'agissait de sujets présentant des dispositions héréditaires. L'état
.général des sujets observés, devenait très vile mauvais ; l’'amaigrissement rapide. La radioscopie montrait de larges zônes d’opacité. Cliniquement, ces malades présentaient des localisations étendues, avec lésions laryngées.
L'évolution était rapidement grave, se compliquant Surtout d'hémoptysies et de gangrènes pulmonaires. |
Quant à la tuberculose pulmonaire à évolution chronique, due au fait des gaz, nous n'avons connaissance que d’un seul cas, observé par M. le pro-
fesseur Achard.
Il s'agissait d’un jeune soldat de 20 ans qui à la sure d'intoxication par -le chlore, fit une hémopt\sie. Envoyé en convalescence pour tuberculose, il présentait, au bout de trois ans, des signes cavitaires et de la fièvre. Les deux sommets étaient voilés à l’examen radiologique. Les crachats renfermaient de l’albumine et du bacille de Koch. |
En résumé, il paraît certain que laction immédiate des gaz, a pu provoquer dans quelques cas,