‹ Sur les effets cliniques des gaz de combat allemands: D'un carnet d'observations et de notes relevées aux Armées des FlandresChapitre 39 sur 51 · OEM ON ER EPP AR SR TS RIT TE TRIER · texte numérisé non relu

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= ner rose, forrre pseudo-tuberculeuse), sont l'apanage à peu près exclusif des anciens ypérités. Elles sont très bien décrites dans la thèse de Rousselot.

La sclérose pulmonaire, et la dilatation bronchique ont pourtant été signalées aussi comme séquel-

les des gaz su‘focants.

LS Appareil digestif. — Comme autres formes d’acci-

dents tardifs, notons du côté de l’apareil digestif, des cas de dyspepsie tardive décrits par Willot, chez des

gazés n'ayant aucun passé gastrique.

Système nerveux. — Mais surtout, rappelons encore ici, ces Cas qui furent si nombreux, d’asthénie prolongée, qui n'étant pas améliorés par la conva- Jescence, s'aggravèrent souvent, au contraire, de palpilations, de tachycardie, et d’anémie intense.

Cœur. — M. Lian, médecin aide-major d'une ambulance de la 5° division de cavalerie, et ancien chef de clinique de la Faculté, a d’ailleurs observé des cas d'insuffisance cardiaque, un an après lintoxication par les gaz chlorés, et constituant des séquelles durables.

Les symptômes manifestés consistaient en : douleurs précardiales, état vertigineux, tachycardie, essoufflement àu moindre effort. Symptômes, qui, suivant l’auteur, étaient l'expression d’une myocardite toxique d’une part, et d'autre part, la traduction du surmenage cardiaque entraîné par les désordres pulmonaires de l’intoxication. De cette diminution fonctionnelle cardiaque définitive, pouvait résulter,

è | Ê SE $ pour le sujet, Finterdietion pour toujours des tra- vaux pénibles. | RAR :

Tuberculose, -— Nous avons réservé pour le fin, fa | ÿ question des rapports de la tuberculose avee Fintoxication par les gaz. -

+ L'intoxicalion par les gaz, a-t-elle pu provoquer l'apparition de la tuberculose pulmonaire, chez des E sujets paraissant jusque-R indemnes d'antécédents 8 morbides du côté des voies respiratoires ? RE

Oui, croyons-nous devoir répondre ; mais les eas Rs ont été rares. C'est d'ailleurs l'opinion des quelques observateurs que nous citerons tout à l'heure. Nous ; ajouterons que ces cas ont été presque tous à marche Ê rapide. } <

Voici un premier cas observé à Zuydeoote, et dû ; aux gaz suffocants. La mort du sujet est survenue be - 9° jour après linhalation des gaz, par granulie et E e pneumonie caséeuse, [V. 4 autopsie): ; É

VS OBSERVATION XXI PR | e.

(inédite. Communiquée par M. le Médeein-Major Rathery) <

Le G..., soldat au 73° régiment d'infanterie. <

C'est un homme robuste, âgé de 3S ans, cultivateur à en Bretagne. Sans antécédents personnels, pulmonaires , ES

ou autres, Ce malade à fait autrefois son service militai- #3 re et ses différentes périodes, et a, jusque-là, bien suppor- k té la campagne. À l'attaque par gaz du 2 avril 1915, a éprouvé comme les autres, une très forte sensation : d'étouffement : mais pas d'hémoptysie-ni de vomisse ment. ;

Le 25 avril. — Le malade est très abattu, présente de la cyanose de la face et une dyspnée assez intense. I est secoué d’une toux quinteuse suivie d’expectoration abondante, mous$euse, avec des îlots purulents.

Auscultation : poumons très encombrés ; râles de bronchite diffuse et nombreux râles de congestion en foyers étendus des deux côtés en avant et en arrière, mais surtout aux bases. Pouls petit et rapide : 120-130, avec quelques irrégularités. Les bruits du cœur sont faibles. Urines : volume raréfié, très colorées et renfermant un peu d’albumine.

Léger état saburral. Conjonctives subictériques.

27 avril. — Malade toujours très dyspnéique ; état pulmônaire non modifié.

29 et 30 avril. — Malgré les soins dont ce malade est

entouré, son état s’est aggravé. La cyanose est plus marquée et la dyspnée plus intense. Pouls toujours rapide et irrégulier. |

1% mai. — Sans nouvelle aggravation apparente, après seulement une nuit un peu plus agitée, le malade est pris de, violents accès d’étouffements et succombe en quelques instants, à 8 heures du matin. (Voir 4° autopsie).

MM. Léon Bernard et Mantoux, ont signalé un seul cas de tuberculose provoquée, sur 47 gazés.

Un seul cas également, observé par Rousselot : cas de tuberculose secondaire à lintoxication gazeuse, paraissant bien net à l'auteur, chez un sujet n'ayant aucun passé pulmonaire. Mais iei, l'évolution fut beaucoup plus lente.

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