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porisé, scit solide divisé en particules extrêmement ténues, doué de propriétés agressives caractéristiques Te
Un mot, en passant, des gaz d’explosion, qu'il ne faut pas confondre avec les précédents. Ces gaz — oxyde de carbone, vapeurs nitreuses — sont dus à l'éclatement des projectiles ordinaires, et à la déflagration de la poudre : 1 kg d’explosifs modernes, produit environ 600 à 800 litres d'oxyde de carbone. Des accidents fréquents, et quelquefois mortels, ont élé provoqués par ces gaz ; en particulier dans les abris de tir et dans les abris de repos.
Après la « parade », si promptement et si effica-
cement organisée par les Français (masques protecteurs), la riposte aux gaz allemands est venue, tardive, el comme à contre-cœur. Ne fut-il pas répondu, en 1915, par un haut fonctionnaire du ministère de la gucrre, à un savant chimiste qui venait proposer “un projet de fabrication d’obus toxiques :
Fee Monsieur, nous ne faisons pas une guerre d'apothicaires ». (Cri de Paris, n° du 13 oct. 1918).
Pourtant, il a bien fallu la faire, puisque nous y étions CORRE ia comme on le sait, la « riposte »
nn ur tribut apporté à la guerre des gaz par les Laboratoires de MM. ks Professeurs Moureu, Desgrez, Delépine et de M. Kling.
Mais le meilleur, parmi les meilleurs des ouvriers attelés dès lors, à ce formidable labeur chimique, à été, sans conteste, le Professeur P. Lebeau, un de
nos anciens maîtres de la Faculté de Pharmacie de Paris. Son œuvre et celle de ses collaborateurs (dont le professeur agrégé Damiens),'est une œuvre adimirable ; non seulement quant à la production des gaz, mais aussi et surtout, en ce qui a trait à la fabrication des appareils de protection, qui ont permis de sauver
tant de vies humaines.
Parallèlement au travail intensif des laboratoires
spéciaux, et pour subvenir à des besoins énormes, Findustrie chimique Française, fit, de son côté, un effort prodigieux. C'est ainsi, que six usines hydroélectriques, pour le chlore, surgirent dans les Alpes en 1915-1916, et une autre dans les Pyrénées.
Plus tard, en 1918, quatre autres usines, se mH rent aussi à fournir du chlore.
Pour la production du brome, une autre usine fut construite, en deux mois de temps, au cours de 1916, à Zarzis, en Tunisie. Et non seulement, le rendement de cette usine, put suffire aux besoins de
la France, au double point de vue des gaz et du ra-
vitaillement industriel, mais il permit en outre, de céder aux Alliés un excès de production. Enfin, nos usines du Rhône, fournissaient de leur côté, plus de vingt tonnes d'Ypérite par jour.
Plusieurs publications ayant déjà été faites (Moniteur Quesneville, Revue Générale des sciences, etce.), au sujet des gazutilisés par la France, nous pouvons donc nous permettre, sans le moindre inconvénient, de donner l’énumération ci-dessous : Cest d'ailleurs
celle qui a été publiée par M. Cornubert, ancien of-
licier atlaché aux services ehimiques de guerre, Préparateur à la Sorbonne, docteur ès-sciences.
. Gaz de combat employés par la France Corps Date - Propriétés Etat
d'apparition physique Tétrachlorosulfure de te as CATDONCS ER ANS EE . (Bataille de Champagne) Septem- : ; bred9is2ttux SUOCAN EEE RTE Ne à peu près Jodacélone:::: Diese een tes Le HN ‘HR LACTyIMOgENE re me 0 Chlorure d’o-nitroben- tous RES SNS Re Fin 41916212 -Ldcrymogènt Nes. este coue de Benzyle..... An RE ee ACTU MORE EPP EEE liquides Phosgène (oxy-chlorure de“carbone) 22. Kévrier 1916 (bataille de Ver- au mo:
UN) RME ESS Sufjocants: 3e. aie CRloroformiate de chlo- ment de rométhyle (Colangite) Février 1916..... SUTOEARE EL ER She ere Vincennitesis."43.0.. Juillet 1916.22 LoviqQUer En TE Saber l'emploi Chloropicrine........... Fin 1916...... . Suffocant et lacrymogène.. Acroléine....... rl SIDE TO SEUL Suffocant el lacrymogène., Bromacélone........... Fin 1916 ........ Suffocant et lacrymogène.. Chlorosulfate d’éthyle.. Fin 1916. ..... Saffocante ie Sulfure d’éthyle dichlo- ST ete ET Mai: 1918: 2555 Vésicant, suffocant et la- CHUIMO GENE ARE Tee
Sulfate de méthyle et chlorhydrine sulfuri- | RTS RSS Septembre 1918: Suffocant. .7.::.,1.......:
Les substances destinées aux obus; étaient, soit stabilisées au préalable, et introduites directement dans l’obus ordinaire ; soit, pour celles présentant une sensibilité particulière au contact du métal, introduites dans des projectiles à parois émaillées, ou tapissées d'une enveloppe de verre. L'explosion devait les volatilisér, les réduire en fines gouttelettes,: ou en poussière impalpable, suivant le cas.