‹ Sur Les Espèces Du Genre EpimediumChapitre 2 sur 4 · FRANCHET. — LE GENRE EPIMEDICM · texte numérisé non relu

FRANCHET. — LE GENRE EPIMEDICM

longer postérieurement en éperon; M. Marchand étudiant, d'autre part, la plante cultivée sous le nom d E. Mussehianum (E. Youngianum Fiscli.), dont les pétales se montrent tantôt éperonnés, tantôt dépourvus de cet appendice. Le résultat de ces observations amenait à conclure, d’une part à la suppression du genre Aceranthus , suppression que M. Haillon regardait comme nécessaire et qu’il effectua dans Y Histoire des plantes, III, p. 54 et 71, d’autre part «âne plus donner au développement de l’éperon même la valeur d’un caractère de groupe. M. Haillon, qui n’avait à s’occuper des espèces que d’une façon accessoire, maintint cependant leur sectionnement tel que l’avaient établi Morren etDecaisne, en y ajoutant toutefois une troisième section DimorphophijUum, qu’il créa pour VE. pinnatum Fisch., eu le caractérisant par la présence

de « r > ou (> folioles verdâtres formant les divisions les plus extérieures de

la fleur, de 4 sépales beaucoup plus grands, jaunes et pétaloldes, et de 4 pétales très petits, rouges, brièvement éperonnés, entre lesquels les étamines font longuement saillie.

Les documents concernant le genre Epimedium , acquis depuis le travail de M. Haillon, ne permettent guère d'accepter le sectionnement qu'il propose. J’ai cru trouver l’idée d’un groupement vraiment naturel dans une note de Fischer, insérée dans un livre peu connu, le Sertum petropolitanum . Tout en acceptant les deux divisions proposées par Morren et Deeaisnc, il en créa une nouvelle, correspondant exactement au Dimorphophyllutn de M. Haillon, mais fondée sur des caractères de végétation, c’est-à-dire sur l’absence de feuilles sur la tige florifère, les feuilles naissaul ainsi toutes sur le rhizome.

M. Haillon, tout en admettant jusqu’à un certain point l'importance du nombre des pièces du verticille, a établi (1) que le genre Vancouveria ne pouvait être maintenu sur la seule considération de ses fleurs formées de verticilles trimères, alors surtout qu’il y avait des exemples (YEpime dium à fleurs normalement dimères, présentant 5 sépales et 5 pétales (2) ; c'est aussi dans les fleurs que j’ai cru trouver le caractère le plus sérieux pour rétablissement des sections de ce genre, selon qu’elles sont formées de verticilles dimères ou trimères. La disposition des feuilles qui peuvent manquer ou exister sur la tige florale m’a fourni un caractère de deuxième ordre, et dans le dernier cas leur nombre m’a semblé constituer une nouvelle base de groupement que je n’ai jamais vu varier, aussi bien dans les plantes cultivées que dans les plantes spontanées; le caractère emprunté à la longueur relative de l'éperon se trouve ainsi relégué au dernier rang et ramené à la valeur que lui mérite son peu de constance. * • " -*• •’ * v

(1) Histoire des plantes , lit, f>6; Pull. Soc. Linn. de Paris , p. 407.

(2) Ibid. III, 56.

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