‹ Sur les ferments protéolytiques des anaérobies pathogènesChapitre 40 sur 42 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1. Nous avons établi que les lambeaux de muscle cru sont digérés in vivo et in vitro par le B. Histolytique (cultures et filtrats), et qu'au contraire, le B. Sporogène n’attaque qu'un muscle déjà dénaturé.

2. Sur les autres albumines, les deux microbes se conduisent de façon analogue. En effet, leurs cultures donnent des acides aminés en agissant sur l’albumine naturelle ou dénaturée; leurs filtrats attaquent seulement l’albumine préalablement coagulée, et n’aboutissént qu'au stade peptone (Mis d'emblée en présence de peptones, les filtrats donnent des acides aminés).

3. IL existe, pour chaque albumine, un état optimum de coagulation (par la chaleur), qui favorise sa digestion par les ferments des deux microbes étudiés, tandis qu’une coagulation plus faible ou plus forte diminue sa digestibilité. L’addition de sels solubles de calcium agit dans le même sens que la chaleur, elle est favorable dans le cas d’une albumine peu coagulée, et défavorable dans le cas d’une albumine ayant atteint ou dépassé l’état optimum de coagulation.

4. Le Sporogène et l'Histolytique n’élaborent pas de ferment analogue à la pepsine ou à la papaïne. Dans leurs cultures, nous avons démontré l'existence d’une série de ferments protéolytiques agissant tous avec une concentration optimum en ions H de 6,0 à 7,0. C’est d’abord une protéase qui hydrolyse les albumines naturelles, puis une #rypsine-érepsine qui attaque

les albumines coagulées et les peptones, enfin une amidase qui disloque les acides aminés. :

5. À dose élevée, le sérum normal possède un pouvoir empêchant sur les ferments digestifs des deux microbes. Seule la gélatinase de l’Histolytique n’est pas empêchée.

6. La spécificité étroite des sérums anti-Sporogène et anti- Histolytique dénote que ces deux microbes appartiennent à des espèces différentes.

Page 1