S U H I.ES FO N C T I O N S
auditoire; à celte époque, il était âgé de y ans. Lorsqu’on lui donnait, je suppose, trois nombres exprimés chacun par dix à douze chiffres , en lui demandant de les additionner, puis de les soustraire deux à deux, de les multiplier et de les diviser chacun par un nombre de trois chiffres; il regardait une seule fois les nombres, puis il levait le nez et les yeux en l’air, et il indiquait le résultat de son calcul mental avant que mes auditeurs n’eussent eu le temps de faire le calcul la plume à la main. Il avait créé lui-méme sa méthode.
Ce garçon don na l’éveil auxliabitans deYienne. Un avocat vint me témoigner son chagrin de ce que son fils, âgé de cinq ans , s’occupait exclusivement de nombres et de calculs, et de ce qu'il était impossible de fixer son attention sur autre chose, meme sur les jeux de son âge. Je comparai cet enfant avec le premier : je ne pus trouver d’autre ressemblance entre leurs tètes , qu’une saillie proéminente remarquable aux angles externes des yeux, et immédiatement à coté. Dans l’un comme dans l’autre, l’œil était eu quelque sorte couvert par la paupière supérieure à son angle externe.
Ces deux exemples de talons distingués pour l’arithmétique, et la coïncidence d une conformation semblable de la même région de la tète,