‹ Sur les fonctions du cerveau et sur celles de chacune de ses parties, avec des observations sur la possibilité de reconnâitre les instincts, les penchans, les talens ou les dispositions morales et intellectuelles des hommes et des animaux par la configuration de leur cerveau et de leur tête (volume 2)Chapitre 30 sur 54 · MU C.F. U VE A U · texte numérisé non relu

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aux fonctions des intestins; cependant toutes celles de la vie automatique sont lout-à-fait naturelles , et souvent même elles s’opèrent avec vigueur.

Les idiots complets sont rares comparativement aux idiots incomplets; et parmi ces derniers, il y a encore mille degrés diftêrens. Le langage naturel annonce toujours le degré d’idiotisme. Les plus idiots se font remarquer à la stupidité de leur physionomie ; ils ont habituellement une bouche béante, d’où s’échappe continuellement la salive; de plus un air ricanneur, et une tète qui se tourne et se meut continuellement. Les traits caractéristiques des idiots incomplets sont un regard vague et errant, que rien ne peut fixer pendant un certain laps de temps, une agitation continuelle et une impossibilité insurmontable d’assembler leurs idées, ou de combiner les impressions qu’ils éprouvent; mais aussi à mesure que leur intelligence se développe , leur langage s’épure, et acquiert plus de sens et d’expression.

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Histoire nalurelle de la bonté et de la douceur chez les animaux.

Il y a une grande différence chez les animaux, tant d’espèce à espèce , que d’individu à individu, relativement à la bonté et à la douceur de caractère. Quelques espèces et quelques individus ont naturellement un caractère doux et bon, d’autres sont médians ; et, dans toutes les occasions, ils mordent, ruent, frappent des cornes, etc. Le chamois n’a pas à beaucoup près le caractère aussi doux que la chèvre et la brebis; le tigre est plus cruel que le lion d’hyène est plus à craindre que le loup; le loup plus que le chien; le chat angora est plus doux que le chat commun. Et dans les singes, quelle méchanceté chez les babouins, et quelle douceur de caractère chez l’orang-outang et dans plusieurs variétés de guenons! La même différence sc raanifesle chez les oiseaux. La pintade est bien plus méchante que la poule de nos basses-cours; le coucou, quoique dépourvu d’armes, devient très méchant pour peu qu’on l’irrite. Il y a des variétés de perroquets que l’on ne peut, par aucun moyen, déshabituer de mordre; il y en a d’autres qui caressent loul le monde, et qui veulent toujours être caressés.

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Étendons maintenant nus comparaisons aux individus de la meme espèce. Qui ne connaît des taureaux, des vaches, des bœuls, des brebis, des chèvres, des chiens, des chats, des coqs extrêmement médians, sans que Ion puisse attribuer leur méchanceté à des circonstances extérieures, telles que 1 éducation , etc. ? J’ai déjà parlé de deux de mes chiens, dont l’un était aussi bon que l’antre était méchant. Ils provenaient d’une portée de cinq petits. Avant même que leurs jeux fussent ouverts , je remarquai en eux une conduite très différente : 1 un , lorsqu’on le prenait dans les mains , témoignait par ses mouvemens qu’il était content ; l’autre grognait, criait et se débattait jusqu a ce qu on le remit à sa place. A peine avaient-ils quinze jours que l’un témoignait par les mouvemens de sa queue son contentement et sa bienveillance , non seulement aux autres petits chiens, niais a toutes les personnes qui l’approchaient. L autre au contraire grognait sans cesse, et mordait tout ce qui se trouvait à sa portée. Dès-lors j’observai attentivement ces deux animaux. Comme je n’ignorais pas que l’on attribue à l’éducation de semblables différences de caractère, je chargeai tous ceux qui approchaient habituellement ces deux chiens de leur prodiguer des caresses a l’un comme à l’autre. Moi-même je me donnai

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tonies les peines imaginables pour adoucir le caractère de mou petit méchant, mais rien ne put le faire changer; il mordait jusqu’à sa mère pour peu que celle-ci le dérangeât. Dans leur sixième mois , ils lurent attaqués d une maladie, et avec quelque douceur qu’on les traitât l’un et l’autre, le méchant ne cessa de grogner jusqu’à sa mort, cl de mordre lout ce qui l’approchait. L’autre, au contraire, ne cessa, jusqu’à son dernier moment, de donner des marques d’attachement et de reconnaissance à ceux qui le soignaient. Mes domestiques mêmes étaient extrêmement frappés de la différence de caractère de ces deux chiens. Toutes les personnes qui ont fait couver des serins, auront remarqué que dans la même couvée il s’en trouve d’un caractère méchant et hargneux , et d’autres qui sont doux et bons.

On a tort de dire que seulement l’initiative du sentiment de la bienveillance existe chez les animaux , et que ce sentiment, chez eux , se borne à une douceur passive (i). 11 est certain que plusieurs animaux sont tellement dominés par cet instinct, qu’ils risquent même la vie pours’enlreaider dans les dangers les plus imminens. Les cochons, les singes, les chiens, plusieurs animaux de mer , plusieurs espèces d’oiseaux , se

(i) IMiraaiologie , par M.’Spmzheim , p. 190.

prêtent dos secours mutuels, ot s’avertissent d’un péri! par des cris d’alarme. Dupont de Nemours raconte le fait suivant : « J’ai vu une hirondelle, dit-il, qui s’était malheureusement pris la palte dans le nœud-coulant d’une iicelle, dont l’autre bout tenait à une gouttière du collège des Quatre-Nalions. Sa force épuisée, elle pendait et criait au bout de la ficelle qu elle relevait quelquefois en voulant s’envoler. Toutes les hirondelles du vaste bassin entre le pont des Tuileries et le Pont-Neuf, et peut-être de plus loin, s’élaient réunies au nombre de plusieurs milliers. Elles faisaient nuage ; toutes poussent le cri d’alarme et de pitié. Après une assez longue hésitation, et un conseil tumultueux, une d’entre elles inventa un moyen de délivrer leur compagne, le fit comprendre aux autres, et en commença l’exécution. On lit place : toutes celles qui étaient à portée vinrent à leur tour , comme à une course de bague, donner en passant un coup de .bec à la ficelle. Ces coups , dirigés sur le même point, se succédaient de seconde en seconde, et plus promptement encore. Une demiheure de ce travail lut suffisante pour couper la ficelle et mettre la captive en liberté. Mais la troupe , seulement un peu éclaircie, resta jusqu’à la nuit, parlant toujours d’une voix qui n'a-

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vait plus d’anxiété, comme se faisant mutuellement des félicitations et des récits (i). »

J’ai observé un fait tout pareil. Une moucbe à miel s’était prise dans une toile d’araignée tendue près de la ruche. Aussitôt plusieurs abeilles se précipitèrent avec violence sur le tissu et sur la prisonnière jusqu’à ce que celte malheureuse compagne fût débarrassée. Mille exemples prouvent que les animaux exercent des actes de la compassion et de la bienveillance la plus active non seulement envers leurs semblables, mais aussi envers les hommes. Ne voiton pas tous les jours des chiens se précipiter dans l’eau pour sauver des personnes qui sont en danger de se noyer, .et assaillir avec fureur des assassins pour conserver les jours de leur maître? Il ne serait même pas difficile de prouver que plusieurs espèces d’animaux sont pourvues, jusqu’à un certain degré, d’un sens moral, d’un sentiment du juste et de l’injuste. Les éléphans, les chiens, les chevaux, les singes,. en offrent de fréquens exemples, aussi bien dans leur conduite envers leurs semblables, que dans celle vis-à-vis des hommes.

(i) Quelques Mémoires sur différens sujets, 2e. édition , p. 188 , note 4-

Apparence extérieure de V organe de la bonté chez les animaux.

Cet organe a son siège chez les animaux comme chez l’homme, dans la ligne médiane, dans la région supérieure-antérieure de la partie supérieure de l’os frontal; il forme de meme chez eux une protubérance allongée de devant en arrière : mais il ne faut pas oublier que la partie antérieure-supérieure du front manque chez les animaux; ce qui fait que leur front est beaucoup plus court que celui de l'homme. En outre, comme je l’ai déjà dit ailleurs, celle partie supérieure - antérieure a, dans beaucoup d’animaux , une autre direction que dans l’homme. Chez le cheval et le bœuf, en général chez tous les animaux qui portent la tète de manière que la bouche se trouve en bas, la partie supérieure de l’os frontal est dirigée en avant: ce qui fait qu’on l’appelle le front; mais c’est, dans le fait, la partie qui dans l’homme correspond à la partie supérieure-antérieure de la tète. En plaçant une tète de cheval sur upe table, on se convaincra facilement que ce qui^hez lui, s’appelle le front , n’est que la partie supérieure de la tète. Ch ez les animaux qui portent la tète comme l’homme, de manière que la bouche soit en

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avant, l'organe de la honte se trouve placé de même que dans notre espèce.

Que l’on examine la région indiquée du crâne ou de la tête de tous les animaux qui se distinguent soit par la méchanceté, soit par la douceur de leur caractère, on la trouvera beaucoup plus plane dans le tigre que dans le lion; chez l’hyène et le loup, beaucoup plus plane que chez le chien; dans le chat commun, plus plane que dans le chat angora. Absolument plate et déprimée au-dessous du niveau des yeux, chez les babouins , PI. LXVII , fig. 1 et 2 , on la verra au contraire bombée chez l’orang - outang , Pl.LXXIX, fig. 4, et chez toutes les espèces de singes d’un caractère doux et caressant , fig. 1, 2, 3. Lorsque je vois chez un singe un front ainsi conformé, je ne balance pas à l’approcher.

Une collection de têtes de différens individus d’animaux de la même espèce , recueillies sous le point de vue de la bonté et de la méchanceté de leur caractère, ou l’observation assidue d'animaux vivans faite dans le même esprit, fournit la preuve irrécusable de la vérité de ce que j avance. Les ad versâmes de l’organologie sont aussi peu disposés à former des collections qu à faire des observations; cependant, tant qu’ils ne prendront pas ce parti, leurs objections n’auront au-

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cun poids. Il n’y a que les faits tels que les offre la nature qui soient décisifs.

Comme une collection telle que je viens de l’indiquer, peut être de la plus grande utililé, même pour l’économie, tant domestique que rurale, je vais donner au lecteur quelques directions à cet égard.

Chez le cheval , l’organe de la douceur , de la bonté, est placé au milieu de ce qu’on appelle le front, à trois travers de doigt au-dessus des yeux. Lorsque cette région est enfoncée ou fuyante, on peut être sur que le cheval est vicieux, mal sur, et disposé à mordre et à ruer, PI. LXIV, lig. i. Les chevaux doux, dociles, lions, au contraire, ont cette région aussi élevée que les yeux, ou même bombée, fig. 2. J’ai fait des milliers d’observations à ce sujet, et jamais je n’ai trouvé d’exception.

Les maquignons ont une autre marque à laquelle ils distinguent le caractère du cheval. Un cheval doux et docile se pose plein de confiance, quelque vif qu’il soit d’ailleurs, les pieds de devant placés perpendiculairement, et l’œil dirigé de manière que l’on ne voit pas le blanc du bulbe. Un cheval méchant, au contraire, prend une pose qui dénote de la méfiance ; il place ses pieds de devant un peu obliquement en avant ; lorsque sa conformation le permet, il

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tien l la tète levëe et un peu retirée eu arrière; la direction de ses yeux est constamment telle qu’une partie du Liane est visible. Ces signes sont justes, mais ils ne sont pas la cause organique du caractère bon ou méchant de l’animal ; ils ne constituent que sa mimique.

Je priai JYI. le colonel Henry, directeur des écuries de l’Ecole militaire , de me procurer deux tètes, l’une d’un cheval éminemment docile et bon , l'autre d’un cheval éminemment indocile et méchant. La complaisance de M. le colonel trouva bientôt l’occasion de satisfaire mon désir. Ni M. Henry, ni l’artiste vétérinaire en second, ne virent une différence bien marquée entre ces deux tètes; cependant elles me servent, dans mes leçons, à démontrer le caractère des deux organisations opposées. Dans celle du cheval docile, la région indiquée est voûtée de près d’un pouce plus haut que dans celle du cheval méchant.

Un conducteur de cabriolet de Neuilly acheta à vil prix un cheval dont personne ne pouvait se servir à cause de son extrême méchanceté; mais c’était un excellent coureur. Dès la première semaine il emporta a son conducteur, en le mordant, deux doigts cl une oreille. Cet homme espéra de le corriger en le frappant, a ■coups redoublés, mais les chatunens ne tirent

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qno le rendre plus méchant encore; il résolut doue de le traiter avec douceur; ce moyen réussit jusqu’à un certain point. La région indiquée est très déprimée chez ce cheval, et l’on trouvera la même conformation chez tous ceux à qui l’on est obligé de faire porter des muselières pour les empêcher de mordre.

Si au caractère que je viens de décrire , se joignent encore des oreilles très rapprochées , les chevaux sont à-la-fois peureux et médians, PI. LXIV, fig. i; ce sont ceux contre lesquels il faut surtout se tenir en garde ; ceux qui sont peureux, mais bons, nous exposent à moins de dangers.

L’excellente princesse de Schwarzenberg, qui trouva une mort si tragique à Paris, me mena un jour dans scs écuries, à Vienne , et me pria de lui indiquer, d’après mes découvertes organologiques, lequel des trente chevaux qui s’y trouvaient était le plus doux. Celui que j’indiquai se trouva être le cheval de selle de la princesse elle-même : on le réservait à ce service à cause de son extrême douceur.

A Berlin, INI. Spurzheim et moi nous distinguâmes, entre quarante vaches qui se trouvaient dans les étables du ministre d’état, M. de Beyme, la plus méchante de toutes.

M. le marquis de Boisgelin me fil cadeau de

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la tête d’un loup privé qui, dès sa plus tendre jeunesse, s’étall distingué par sa douceur. Encore au moment où on le mit aux abois, en le relançant avec la meute , il lécha la main de son maître comme pour implorer sa pitié. Sa tête est beaucoup plus bombée dans la région ci-dessus décrite que ne l’est d’ordinaire la tête du loup.

Les têtes des deux chiens dont j’ai parlé se distinguent par le même caractère que les têtes des deux chevaux dont j’ai également fait mention. L’une est bombée dans la partie antérieure; dans l'autre, il y a au contraire une gouttière dans la même région. On peut distinguer à ce signe, d’une manière infaillible, un chien hargneux d’avec un chien doux et caressant. Les chiens médians, surtout lorsqu’ils ont plus d’un an, offrent toujours un enfoncement allongé dans le milieu de la partie antéricure-supérieure de la tête, qui du reste est plate, PI. LXX, fig. 4- Les chiens bons, au contraire, ont cette région bombée, et la partie antérieure-supérieure de leur tête surtout est bien plus ronde, fig. 3.

Je possède une collection considérable de crânes de chiens. La conformation de chacun de ces crânes m’a confirmé les observations que j’avais faites sur l’animal vivant; mais je fais observer ici qu’d ne faut pas confondre les chions

nu CERVEAU.

rie mauvaise humeur avec les chiens méchans. 11 v a des chiens qui cherchent partout à se battre, qui grognent toujours, mais ne mordent jamais; il existe, dans notre espèce , des caractères semblables : des bourrus bienfaisans. Ce qui paraît au premier coup-d’œil méchanceté , est bien plutôt une humeur incommode , bizarre, tracassière, que la méchanceté proprement dite : traits sous lesquels déjà Xénophon a peint Xantippe. Toutes mes nombreuses tètes de chats , dont j’ai connu le caractère sous le rapport de la douceur ou de la méchanceté , confirment mon observation. Toujours les tètes des chats méchans sont beaucoup plus déprimées, aplaties a la région supérieure-antérieure que celles des chats d’un caractère doux, sociable.

Au jardin du Roi, nous avons fait à cet égard sur le tigre, la panthère, l’hyène, et sur des bè les fauves de plusieurs espèces, des observations qui ne laissent rien à désirer. Les animaux qui ont la région indiquée le plus déprimée, sont toujours aussi les plus méchans et les plus intraitables. Qu’on compare la tète du cochond Inde doué d’un naturel très doux, PI. LXVI, iig. 6, avec la tète du méchant hamster, fig. 7, la lètc de celui-ci est tellement déprimée qu’elle a Pair d’être cassée.

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L’ours brun a la tête plus élevée que l’ours blanc extrêmement féroce et sauvage. Parmi les pigeons, le plus méchant, columba nicobatica , gallme à camail, a la tête la plus aplatie.

Les amphibies, les crocodiles, par exemple, ainsi que les poissons carnassiers tels que le brochet et le requin, l’aigle, PL LXIV, fig. 1 1 , le faucon, le chamois, PI. LXXIII, fig. 1, etc., ont cette région tantôt plane, tantôt déprimée. La brebis, la chèvre, le chevreuil, PL LXV , lig. 3 et 4, au contraire, font bombée en protubérance allongée.

Chez le coq , le serin , et chez beaucoup d’autres espèces dont j’ai long- temps observé les mœurs, ce fait se confirme également.

On peut s’en rapporter en général à ce caractère pour tous les animaux chez lesquels la table interne de l’os frontal est parallèle à l’externe, comme chez le cheval, le singe, le chien, et la plupart des espèces d’oiseaux. Ii en est autrement lorsque la table interne s’écarte de l’externe. Il est donc nécessaire de connaître la structure des os crâniens chez l’espèce sur laquelle on veut porter un jugement. Chez l’éléphant, chez le cochon, etc., l’on ne peut point inférer des contours extérieurs du crâne pour la

forme du cerveau. Chez le taureau et la vache, la table interne s’écarte à la vérité aussi de Pcx-

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lorne, niais elles sont parallèles dans la région où est placé l’organe de la bonté; cl à cause de cela, lorsqu'un taureau ou une vache a cette région déprimée, on peut en conclure qu’ils sont médians, et qu’ils sont doux lorsque celte région est plane ou même bombée. La meme chose a lieu chez les chats.

Ce que j'ai dit ci-dessus explique pourquoi le caractère d’animaux qui ont reçu la même éducation, et qui ont été environnés de même, peut cependant différer du tout au tout. La raison de cette différence n’est point comme nous l’avons vu dans les objets extérieurs j elle dépend d’une partie cérébrale particulière, dont le plus grand ou le moindre développement lui-même dépend non point des circonstances extérieures, mais d’une loi de l’organisation originaire qui nous est encore inconnue.

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