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les apophyses zygomatiques sont plus larges et j > I u s saillantes.
» On remarque, dans une des télés, la largeur et la profondeur plus grandes des sinus maxillaires et frontaux mis à découvert par la traeture des os. Le dessinateur , M. Chazal , a copié avec fidélité cet accident, de meme qu’un coup d’instrument tranchant qui a altéré le pariétal
» L’arcade alvéolaire est d’une épaisseur très remarquable à la partie qui correspond aux dents molaires; la voûte palatine , plus développée dans le diamètre transversal , est moins étendue d’avant en arrière.
» Le trou palatin antérieur est plus grand. Cette disposition n’nidiquerail-elîe pas un développement plus considérable du ganglion nasopalatin et un organe du goût plus parfait ?
» L’une de ces têtes que nous n’avons point fait dessiner, très irrégulière, ollre dans les deux moitiés de la boîte crânienne une différence considérable. L’aplatissement, au lieu d’être dans le sens du diamètre antéro-postérieur, a lieu obliquement de droite à gauche et d’arrière en avant. Le pariétal gauche est également fort aplati, ce qui diminue beaucoup la capacité du crâne de ce côté, d’où il devait résulter une grande inégalité dans les hémisphères cérébraux.
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Cjclle tete ressemble en cela à celle de Biclial , avec celte différence que la dépression postérieure sc trouve du côté opposé. Une pareille conformation peut se rencontrer chez tous les peuples.
» Une autre tête présente deux saillies osseuses dans le conduit auditif.
» Enfin une dernière, plus petite, semble avoir été celle d’une femme : la partie antérieure, moins large et moins relevée , annonce des facultés intellectuelles plus bornées; l’occipital, plus bombé à sa partie supérieure, en indiquant un amour prononcé pour les enfans, laisse deviner une mère, et la portion écadleuse du temporal plus aplatie, dénote moins de propension a la cruauté; ce qui vient encore à l’appui de notre opinion sur le sexe de l individu auquel celte tête appartenait. C’était très probablement une femme; elle était jeune, puisque les saillies osseuses sont peu prononcées, et qu’aucune suture n’est ossifiée.
» Si d’après l’examen des saillies osseuses nous passons à celui des lace liés qu’elles annoncent d’après les découvertes de M. Gall, nous ven ons le développement des bosses pariétales indiquer la circonspection, d’où dérive la défiance à laquelle les Papous sont sujets. Ou pourrait dire que c'est un instinct dans les
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)i milles n demi-sauvages comme elle l’est chez la plupart des animaux. Il faut ajouter que, dans les 1 apous, la défiance doit être souvent mise en jeu par les guerres que leur font les pirates de quelques îlesenvir minantes, qui fondent sur eux a 1 improviste et les font esclaves. Sans entrer ici dans de plus grands détails de coutumes qui appartiennent plus particulièrement à l'historique du voyage, je dirai seulement que lorsque dans un simple canot l’un de nous (M. Quov) visita le village de Boni, tous les habilans s’enfuirent dans les bois, avant même qu’il eût été possible de les apercevoir. C’est sans doute cet état d alarme, presque habituel a ces insulaires, qui leur a fait placer leurs maisons vis-à-vis des récits dangereux dont seuls ils connaissent Jes passages, afin d’avoir le temps de se soustraire à leurs oppresseurs.
» Dans une des têtes dessinées, la portion latérale du frontal , que l’on voit au-dessous de la ligne demi-circulaire des tempes, et qui touche l’angle anterieur-inférieur du pariétal, offre une con- 'exite î emarquable et indique des dispositions niamîesles au vol. On sait que le vol est une habitude, pour ainsi dire, propre à tous ces peuples, et qu’ils s’en acquittent avec plus ou moins de ruse et d’industrie.
>) Mais le caractère le pi lis marqué, que dé-
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noient un temporal très bombe’ et la fosse du meme nom très saillante, est l'instinct carnassier assez prononcé pour qu’il en résulte le penchant au meurtre; affreux penchant auquel ces insulaires se livrent avec fureur, et dont les ossemens qui nous occupent sont probablement les résultats. Le chef ou Kimalaha de Guébé , nous a assuré qu'il existait des tribus anthropophages dans l’intérieur de la terre des Papous. Cette assertion me rappelle qu’en abordant à l’ile Ombai, je vis suspendue dans la cabane d’un naturel, au village de Bitoka, une rangée d’os maxillaires inférieurs. Dans cette île où, en petit nombre, nous courûmes les plus grands dangers, six mois auparavant une douzaine d’Anglais avaient été tués et dévorés par les féroces Ombayens.
» L’élévation de la partie supérieure- postérieure et moyenne du frontal et île la portion correspondante des pariétaux, est un signe d’exaltation dans les idées religieuses, d’où dérive la tendance à la superstition. Nous devons ici dire un mot du parfait arrangement et du soin religieux que ces peuples mettent dans la construction de leurs tombeaux.
» Ce sont de petites cabanes dans lesquelles plusieurs personnes pourraient tenir dans une attitude inclinée. Le corps y repose dans uni