Dédié à M. Gaillard, aneien Directeur du Muséum de Lyon
2. A. Günther, Journ. Linn . «Soc. ZooL, 13, p. 322-327, fig. 1 à 6, London, 1877.
3. A. Günther, Phil. Trans. Roy . «Soc., 168 (extra vol.), p. 452-456, London, 1879.
À : frontal, faces ventrale (Àj) et dorsale (A 2 ).
B : maxillaire droit, faces interne (B x ), externe (B 2 ) et ventrale (B s ).
G : dentaire droit, faces interne (Ci) et externe (C 2 ).
D r vertèbre dorsale, faces dorsale (DJ, ventrale (D 2 ), latérale droite (D 3 ) et postérieure (D 8 ).
(Coll. Mus. Lyon).
et décrit le pariétal impair, l’humérus, le bassin et le fémur, eu les rapprochant de l’actuel Gekko gecko (L.) de l’Indo-Malaisie. Pour lui, cette forme éteinte est le lézard nocturne vu par F. Léguât à la fin du xvn e siècle, lézard que pour ma part j’identifie au Scincidé Didosaurus. Pour G. -A. Boulenger 4 , le classement du fossile est extrêmement douteux, « l’os. pariétal étant simple, tandis qu’il est double chez tous les Gcckoïdes connus. »
L’étude de la forme suivante, Macrophelsuma cf. Güntheri, rencontrée à File Maurice, et très proche de celle de Rodriguez, me permet d’affirmer qu’il s’agit bien d’un Gekkonidë, voisin de Phelsuma dont il se distingue surtout par la fusion des pariétaux. Je m’appuie sur ce caractère pour fonder le genre Macrophelsuma. Il s’agit pour moi des restes du lézard diurne , long d’un pied, brillamment coloré, et tant admiré par F. Léguât au temps où il abondait sur les Palmiers et les Lataniers de Rodriguez.
On notera que plus tard, en 1884, G. -A. Boulenger a décrit,
4. G.-A. Boulenger, Cat. Lizards Brit. Mus. Nat. Hist., vol. I, p. 228, London.
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dans la faùne actuelle de Rodriguez, un Phelsuma newtonü, long de 223 inm., qui, selon toute vraisemblance, représente un survivant de cette espèce en cours de disparition. Il serait toutefois nécessaire de contrôler l’identité squelettique des deux animaux avant de conclure à cette synonymie. Il est à remarquer que la forme fossile et la forme actuelle ont été toutes deux, et indépendamment, dédiées à E. Newton par A. Günther et par G. -A. Bou-
LENGER.
b. — Macrophelsuma cf. Guentheri (G.-A. Boulenger, 1885) (fîg. 5).
? = Phelsuma guentheri Boulenger 1885 b >
J’ai pu étudier dans l’abondant matériel de la collection Carié, provenant de la Mare aux Songes (Ile Maurice), des restes d’un grand Gekkonidé très voisin du précédent. Presque tous les os du sque-
Fig. 5. — Macrophelsuma c\. Guentheri X 1,5.
Restitution du crâne, face dorsale, d’après Coll. Carié, Labor. Paléont. Mus» (le nasal, le tabulaire, et l’cctoptérygoîde sont inconnus).
lette .sont représentés en exemplaires multiples. Ces restes me permettent de donner ici un essai de restitution du crâne. On y retrouve tous les caractères des Gekkonidcs, confirmés par la morphologie des autres os et en particulier par les vertèbres amphir cœles.
Un caractère important rapproche le fossile de Phelsuma, c’est l’articulation des os préfrontal et postfrontal, excluant le frontal
1. G.-A. Boulenger, Cat. Lizards Brit. Mus. Nat. Hist., vol. I, p. 213, London,
de la bordure supérieure de l’orbite. Mais, comme dans l’espèce précédente, le pariétal est impair et ce caraetère est acquis très précocement. Il s’agit encore d’un Macrophelsuma.
La dénomination spécifique du fossile- reste douteuse. En effet, en 1885,. G.-A. Boulenger a décrit un autre grand Phelsuma , Ph. guentheri, retrouvé vivant à l’Ile Ronde, près Maurice. P. Carié a procuré au Laboratoire d’Herpétologie du Muséum un exemplaire du même animal provenant de l’Ile Maurice. Il est donc très probable que là encore il s’agit de survivants de la forme fossile. Malheureusement je n’ai pu me procurer le squelette de Ph. guentheri pour me permettre de démontrer son identité, infiniment probable, avec l’espèce subfossile de la Mare aux Songes.
c. — Phelsuma cepedianum Cuvier.
Dans la même collection Carié, et provenant duanême gisement, j’ai retrouvé 3 frontaux, 1 maxillaire gauche et 1 dentaire gauehe, absolument identiques à eeux de l’espèee aetuelle qui habite la Réunion, Mauriee et Rodriguez.
d. — Hemidactylus cf. frenatus (Schlegel).
Le même matériel contient des restes d’un autre petit Gekkonidc. J’ai eompté 52 frontaux, 12 capsules oceipitootiques, 1 maxillaire, 3 demi-bassins et 4 fémurs. Tous ees os sc rapprochent suffisamment de ceux de H. frenatus pour qu’on puisse admettre qu’il s’agit de eette espèce, d’ailleurs cosmopolite, ou d’une forme très voisine.