‹ Sur les Gekkonidae fossilesChapitre 7 sur 7 · III. Formes conservées dans l’ambre et le copal · texte numérisé non relu

III. Formes conservées dans l’ambre et le copal

En dehors des restes précédents, on a signalé l’existenee de petits Gekkonidés conservés dans l’ambre ou le copal. Malheureusement l’âge et même l’origine de ees curiosités restent souvent obscurs.

En premier lieu, C. Giebel 1862 1 crée une nouvelle espèee, Platydactylus minutus. Il s’agit d’une petite forme, incluse dans un morceau d’ambre d’origine inconnue, et appartenant au Cabinet d’Histoire Naturelle de Cobourg. D’après la structure des doigts, l’auteur compare cette espèee à Hoplodactylus Duvauceli Duméril et Bibron (du Bengale) et à Æluronyx seychellensis Dum. et Bib. (des Seychelles). Il retient' cependant des différences importantes. Mais l’absence de figures ne permet pas de contrôler son opinion.

C’est ensuite W. Peters 1865 2 qui signale, dans un morceau

1. C. Giebel, Zeitschr. /. d. Gesammten Naturwiss ., 20, p. 311-312, Berlin, 1862.

2. W. Peters, Monatsber. preuss. Akad. Wissensch. /. 1865, p. 455 (10-8-1865), Berlin, 1866.

•de copal provenant de Zanzibar, un petit lézard qu’il identifie a l’actuel Lygodactylus capensis (A. Smith). La pièee n’est pas figurée non plus.

Enfin L. Vaillant -1873 1 crée une nouvelle espèce Hemidactylus viscatus pour une forme conservée dans un morceau de résine fossile, probablement du copal, d’origine inconnue. Il admet ensuite en 1875 2 la synonymie de son espèce, qu’il figure alors, avec H. capensis, c’est-à-dire Lygodactylus capensis (Smith). Or il signale, pour la forme fossile, la présence d’éeaillcs foliées, imbriquées, placées sur deux rangs, qui recouvrent la partie dilatée de la face inférieure des doigts. C’est là un earaetère taxonomique important, qu’on retrouve ehez Hemidactylus s. s. et non ehez Lygodactylus. Il convient done de reprendre pour le fossile le premier nom proposé, Hemidactylus viscatus Vaillant 1873, en attendant une étude plus précise.

Conclusion.

On voit, par cette petite révision des restes fossiles des Gekkonidés connus à l’heure actuelle, que l’histoire de eette famille est encore presque inconnue. Le seul résultat positif de cette étude est de montrer que la famille remonte au moins au Lutétien et qu’elle a habité l’Europe occidentale pendant une grande partie du Tertiaire.

Laboratoires de Paléontologie et d’Anatomie comparée du Muséum.

1. L. Vaillant, Bull. Soc. Philont. (6) 10, p. 65-67 et 97-98, Paris, 1873.

2. L. Vaillant, Ann. Soc. Géol., O, art. 6, p. 1-14, pl. 19, Paris, 1875.

Page 1