SÉANCE DU 13 JUILLET
mateuse, et une adhérence, sur toute cette surface, avec la couche intérieure. Il est à remarquer en outre que l’épiderme s’arrête sur les bords de la calotte subéreuse.
Tous ces faits s’expliqueront aisément si l’on se reporte à la structure de l’ovule anatrope.
On sait comment se forment les deux téguments ovulaires. L’interne provient de la prolifération des cellules épidermiques qui entourent la hase du nucelle; l’externe naît au-dessous des cellules épidermiques et sous-épidermiques. Le nucelle est donc entouré par les téguments, sauf dans sa partie inférieure, la chalaze, où son parenchyme se continue directement avec le parenchyme du raphé.
Or, le tissu subérifié, qui commence aux points où s’arrête l’épiderme interne du tégument externe, et qui semble ainsi compléter les enveloppes de l’ovule, correspond nettement à cette région.
Il ne reste dès lors aucun doute sur la nature de la couche intérieure de la graine : réunie aux parties situées en dehors par le tissu subérifié, nettement isolée partout ailleurs, cette couche n’est autre que le tégument interne qui a persisté, et qui, à la maturité, se sépare ainsi complètement, par subérification, du tégument externe.
Cette subérification semble être du reste le mode général par lequel les assises tégumentaires se détachent les unes des autres.
Dans les graines à deux téguments provenant d’ovules à une seule enveloppe, les Lamium par exemple, l’assise intérieure du tégument externe est subérifiée.
Ce fait précise en même temps l’origine du tégument interne, sur la nature duquel M. J. Chatin semble hésiter, quand il l’appelle albumen membraniforme. Il est en effet la preuve que l’enveloppe ovulaire s’est dédoublée pendant la maturation, et que ce tégument interne en provient.
En résumé, dans les Bosacées et les Rutacées, comme dans les Euphorbiacées, les deux téguments de l’ovule persistent.
Dans ce cas, ces deux téguments se séparent par la formation d’une couche de liège dans la région de la chalaze, où ils étaient primitivement réunis.
M. Leclerc du Sablon demande à M. Jumelle si tout le tégument interne persiste ou si l’on observe des traces de digestion.
M. Jumelle répond qu’il n’a pas observé de destruction des cellules du tégument interne.
M. Devaux fait à la Société la communication suivante :