ANATOMIE PATHOLOGIQUE IDENTIFICATION
Anatomie pathologique
Les lésions trouvées à l’autopsie n’ont rien de caractéristique et consistent en une congestion banale des méninges et du cerveau.
Recherche dans lurine
NEUMANN a montré que la santonine est en partie décomposée dans l’organisme : dans l'urine passe soit du santoninate sodique soit de l’oxysantonine. La santonine s’élimine d’ailleurs aussi par la partie inférieure de l'intestin grêle. Celle-ci renferme en effet de la santonine, chez le lapin, même si on a lié le pylore ou administré le médicament par voie sous-cutanée. La santonine a d’ailleurs subi une modification. En effet la santonine ne donne de coloration rouge qu'avec une solution alcoolique de K.O.H, tandis que la substance trouvée dans la partie inférieure de l'intestin grêle se colore en rouge par une solution aqueuse de K.OH.
Quoi qu’il en soit, l’urine a une coloration jaune intense qui devient rouge cerise par l’adjonction d’une
LEBY Tres
solution de potasse. Cette matière colorante ne passe pas dans l’éther, contrairement à ce qui est le cas pour la matière analogue produite par l’acide chrysophanique dans l'organisme. La rhubarbe donne aussi une teinte rouge à l’urine lorsqu'on alcalinise cette dernière. Mais si l’urine ainsi colorée en rouge est mise à digérer avec de la poudre de zinc, la coloration disparaît s’il s’agissait de santonine, tandis qu’elle demeure rouge s’il s’agissait de rhubarbe.
L'alcool amylique agité avec l’urine alcaline se colore en rose.
Le chloroforme enlève la santonine à l’urine et donne par évaporation un résidu qui se colore en rose par une goutte de potasse.
Recherche dans le cadavre
Après la mort on recherchera le toxique dans le contenu du tube digestif en chauffant ces matières avec un lait de chaux, exprimant et acidulant la liqueur par l'acide chlorhydrique qui décompose la combinaison soluble de santonine et de chaux.
Celle-ci, épuisée d’abord par la benzine, sera agitée avec du chloroforme qui en enlèvera la santonine et l’abandonnera par évaporation.
On pourra caractériser la santonine à ce que, après insolation, elle se dissout dans les alcalis caustiques en donnant une liqueur rouge peu stable.
Si on évapore une solution de chlorure de zinc additionnée d’un peu de santonine, le résidu est bleu violacé.
La santonine se dissout à chaud dans l’acide sulfurique dilué au tiers, en donnant une liqueur jaune qui vire au violet quand on y ajoute une goutte très diluée de perchlorure de fer et que l’on chauffe à nouveau.