‹ Sur les intoxications par quelques antihelminthiquesChapitre 26 sur 38 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

PLANTE — PRINCIPES ACTIFS MODE D’ADMINISTRATION

Plante

Chenopodium antihelminticum L.: est une herbe à souche vivace, dont les feuilles sont dentées en scie, les inflorescences non feuillées et qui est originaire de Pensylvanie, mais acclimatée dans l’Europe Méridionale.

Elle fait partie du genre chenopodium ou anserines à fleurs hermaphrodites, dont les lobes du périanthe sont un peu soudés à la base, persistant sans modification autour du fruit.

Principe actif

L’essence de chenopode, ou essence d’anserine vermifuge, ou huile de chenopodium (chenopodii essentia, aetheroleum chenopodii) s'obtient par distillation dans la vapeur d’eau de l’herbe fleurie et fructifère.

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Cette essence, seule employée en thérapeutique, se présente sous la forme d’un liquide incolore ou légèrement jaunâtre. Elle a une odeur pénétrante, désagréable et camphrée. Sa saveur est légèrement amère et brûlante.

Le principe actif de l’essence de chenopode paraît être l’ascaridol ou camphre de chenopode, C:° H5 CO. NELSON a proposé d'employer l’ascaridol de préférence à l’essence entière.

L’ascaridol serait un peroxyde organique assez instable (NELSON, DE ALMEIDA).

Mode d’administration

INDICATION. — L’essence de chenopodium est employée contre l’ankylostome duodénal et le Necator Americanus. On peut également l’employer contre les ascaris, les trychocéphales, l’'Hymenolepis nana. Elle n’est pas à recommander semble-t-il contre les autres tænias.

L’emploi de l'essence de chenopodium est de provenance américaine. On commence à l'utiliser en France depuis quelques années.

MODE D’ADMINISTRATION. — La dose en une fois est de VIII à XII gouttes au-dessus de 50 ans, au-dessous de 50 ans : XV gouttes; chez l’enfant : II gouttes de 1 à 2 ans, III à V gouttes de 3 à 5 ans, VI à VIII gouttes de 6 à 10 ans, VIII à XII gouttes de 11 à 16 ans. On fait aussi prendre trois doses séparées par des intervalles de une à deux heures, en cessant la cure si le malade accuse, après la première ou la deuxième prise, des bourdonnements d’oreille.

On ne renouvelle pas l’administration le lendemain.

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