‹ Sur Les Kystes Hydatiques Uniloculaires Du FoieChapitre 5 sur 18 · LEONE · texte numérisé non relu

LEONE

Pour les observateurs d’alors, qui ne savaient pas les différencier . entre elles, les diverses espèces de vers vésiculaires n’en faisaient qu’une; elles ne furent distinguées que plus tard, lorsqu'elles furent mieux connues.

Redi, en 1684, observe chez le lapin des vésicules qui avaient un mouvement spontané. (C’est de cysticerques qu’il s’agissait.)

En 1685, Hartmann, expérimentant sur des cysticerques tirés de l’épiploon d’une chèvre, s’assure que cette hydatide est véritablement animée.

En 1693, Tyson soupçonna « que ces vésicules étaient des insectes, ou des œufs, ou des embryons d'insectes (1). »

Malpighi trouve un ver dans la vésicule ladrique.

Ici se fit un long silence.

En 1760 seulement, Morgagni reprend la question ; il pense « que

ces vésicules remplies d’eau ne sont pas toutes d’une seule espèce, que, , ?

par conséquent, leur origine doit être différemment expliquée (2). »

En 1766, Pallas découvre les rapports qui unissent le cysticerque au tænia et l’appelle {ænia hydatigena.

Il observe, en outre, chez des animaux, des vésicules à échinocoques ; il les trouve différentes des vésicules à cysticerques, mais n’en reconnaît ni la structure, ni la nature ; et malgré cela, par analogie, il pense que ces hydatides, qu’il appelle singulières, doivent « certainement être attribuées à une créature vivante. »

En 1782, Gœze découvre que les granulations que porte la membrane interne des hydatides singulières sont des vers.

En 1804, Laënnec distingue parfaitement les hydatides à échinocoques de l’homme des autres vers vésiculaires; mais, ne sachant y découvrir de tête, comme dans les hydatides des animaux, il en fait un genre à part, genre des acéphalocystes.

En 1808, Rudolphi fit paraître une histoire remarquable des entozoaires. |

(1) Davaine, Traité des entozoatres, p. 349. édit. 1859 (2) Mare Malpighi, Œuvres posth., édit. Lond., 1797, p. 84.

noie

Mais, pour que l’échinocoque soit formellement reconnu dans l’hydatide de l’homme, il faut arriver en 1821.

Bremser, professeur à l’Université de Vienne, trouve des échinocoques dans l’hydatide mère, dans quelques vésicules filles, et, dans quel ques autres, rien que de l’eau. |

On croyait que les échinocoques étaient fort rares dans les hydatides de l’homme. En 1843, Livois redresse cette erreur.

Du jour où l’on eut découvert l’échinocoque, on se demanda quels rapports existaient entre la vésicule hydatique et les échinocoques.

Les opinions les plus variées et les plus contradictoires ont été émises à ce sujet. |

Davaine, dont l’autorité est grande en la matière, écrivait en 1856; «Pour nous, l’hydatide correspond à une phase de développement d’un animal qui vit un certain temps et peut se reproduire un certain nombre de fois sous la forme vésiculaire ; l’échinocoque offre une phase plus avancée du développement de ce même animal. »

Je crois que, plus généralement, on s’en tient aujourd’hui à cette idée; mais l’on peut demander de nouveaux éclaircissements.

ÉVOLUTION DES HYDATIDES

D'où vient le germe dont l’évolution chez l’homme aboutit au kyste hydatique?

Chez le chien vit un petit ver, {ænia echinococcus, dont les œufs sont rejetés par milliers dans les fêces de l’animal. Ces œufs, extrêmement petits, sont dispersés de tous côtés, et par l’eau qu’il boit, les végétaux crus dont il se nourrit, l’homme en introduit quelqu’un dans ses

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