‹ Sur les kystes tubo-ovariensChapitre 5 sur 20 · COMPLICATIONS · texte numérisé non relu

COMPLICATIONS

: Au cours de son évolution le kyste tubo-ovarien peut être le siège de plusieurs sortes de complications.

Il peut se produire des hémorragies à l’intérieur de la tumeur (cas de Gottschalk, Elliot, Schramm), on en retrouve du reste des traces dans le liquide du kyste etun écoulement de sang à l’extérieur. .

La rupture de la paroi kystique n’a jamais été notée : en effet, les kystes ne deviennent presque jamais très volumineux, et lorsque la pression intérieure devient trop forte, il peut se produire une évacuation par l’ostium uterinum.

La torsion du pédicule est aussi chose rare, dans une seule observation, celle de Wachsmuth, il est question d’un léger degré de torsion. Legueu dans son travail sur la torsion des salpingites, donne comme conditions favorables, la mobilité de la salpingite, la minceur et la longueur du pédicule.

Ces mêmes condilions sont applicables aux kystes tuboovariens, mais 1ls ne les remplissent en général pas, en effet ils sont adhérents, et leur pédicule n’est ni long, ni mince, souvent même inexistant: leur torsion est donc exceptionnelle.

Une autre complication peu commune des kystes tuboovariens est la Suppuration, quoiqu'ils paraissent présen-

È “ter n. hote tout : à fait favorables à sa production. L'infection par voie hématique est exceptionnelle, nous - n'en parlons que pour mémoire, l'infection extérieure au contraire a une voie d'entrée toute préparée, puisque

= l’ostium ulerinum est perméable dans beaucoup de cas,

Cependant la suppuration ne se produit pas fréquemment, quatre fois sur 4? cas.

-Certains auteurs ont envisagé la possiblité d’une grôssesse dans un kyste tubo-varien préformé, Zahn et Vuillet se sont spécialement occupés de la question.

En 1885, Vaillet publia une observation de grossesse extra-utérine, qui lui parut développée dans un kyste tubo-ovarien préformé. Ceci étant donné, quelles sont les conditions nécesaires et suffisantes pour la production . d’un tel fait ? | :

Der nc un ovule et un spérmatozoïde doivent se rencontrer à l’intérieur d’un tel kyste. L'ostium uterinum étant le ie souvent perméable, on conçoit facilement qu'un spermatozoïde puisse pénétrer dans le kyste ; d'autre part, Vuillet rappelle, que Burnier a constaté la présence de follicules de de Graaf, dans la paroi d'un kyste tubo-ovarien, on peut donc concevoir la possibilité d'une fécondation.

De même la théorie de Zahn, que nous verrons au chapitre de la pathogénie, ne s’y oppose pas non plus.

Le spermatozoïde et l’ovule, dont le liquide du kyste ne contrariait pas la vitalité, concouraient à la formation d’un œuf, qui croissant peu à peu arrivait à distendre le kyste, comme l'aurait fait l'augmentation du liquide.

- Dans un pareil cas, la rupture du kyste fœtalse produisait

beaucoup plus fréquemment que dans n'importe quel autre genre de grossesse extra-utérine (Zahn).

Une complication à craindre est l'infection, la puru-

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