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Lorsqu'un kyste se forme dans l'ovaire, ou, quelquefois une vésicule de de Graaf, qui parvenue à maturité, non seulement continue, mais encore dépasse $on évolution, au lieu de produire un corps jaune. D’après le jeu physiologique et normal de cet acte important désigné sous le nom de fécondation et de ponte ovulaire, l'oviducte. vient plaquer son pavillon sur cette vésicule mûre qui . menace de se rompre. Que la vésicule se rompe et vide son contenu, nous demeurons dans les limites strictes de la nature, mais qu'une fois vidée, elle continue à proliférer et à donner une secrétion nouvelle, aù lieu de 8e flétrir, tel est le fait pathologique, qui constituerait d’après Richard, ce qu'il désigna le premier sous le nom de kyste tubo-ovarien. Telle est la théorie, qu'il émet dès le début et soutint dans le Bulletin de l’Académie de Médecine, en 1857, et dans le Bullelin de Thérapeutique la même année.
En 1859, Rokitansky, accepta la théorie de Richard, en l’adaplant bien entendu aux faits observés par lui. Il admit que la tumeur se formait aux dépens d'un corps jaune devenu kystique et communiquant avec la trompe adhérente, après rupture de sa paroi. Il avait trouvé, en effel, dans les parois des deux kystes qu'il avait observés. la pigmentation jaune: Se Dans la suite, Kolb admit la même théorie.
Spencer Wells, dans le Traité des tumeurs de l'ovaire et de l'utérus (1883), explique un nouveau fait. D'après lui la trompe est venue s'appliquer sur le follicule arrivé à maturité, mais il insiste sur ce fail : les franges tubaires, au lieu de se rétracter, sont restées adhérentes à l'ovaire ; le kyste ainsi constitué s’est rompu eton y retrouve les vestiges d’un corps jaune.
Il y à un faitquin'est point explicable par cette théorie,
RÉ LE comment par le seul jeu physiologique de la menstruation, le pavillon devient-il adhérent à l'ovaire ? et d'où vient cette néoformation qui maintient les franges accolées et cela d’une façon stable, sans inflam mation, comme le prétend Richard? Il ne nous en donne pas l'explication, pas plus que Rokitansky, Kolb ou Spencer Wells.
C'est pourquoi en 1867, Veit, peu satisfait de la théorie de Richard et voulant expliquer ces faits, émit la Théorie mixte ou catarrhale.