‹ Sur les kystes tubo-ovariensChapitre 9 sur 20 · THÉORIE MIXTE OU CATARRHALE · texte numérisé non relu

THÉORIE MIXTE OU CATARRHALE

Voici quelle en est l'idée directrice : il se produiraitune inflammation simultanée de la trompe et du follicule de de Graaf, qui rapprocherait les deux organes, qui après s'être coïmprimés pourraient communiquer, le catarrhe ayant produit la dilatation du follicule et sa rupture. = Robinson obscrva un kyste lubo-ovarien chez une femme et un cas chez l'animal, et après de nombreuses études sur la menstruation chez la femme et sur le rut chez les animaux, publia dans le Journal américain d'obstétrique en 1891, une étude dont voici les conclusions : «les facteurs de la formation du kyste tubo-ovarien sont : a) la dégénérescence kystique de l'ovaire. - b) la menstruation. -- c) une inflammation circonscrite pendant la période menstruelle. -- d) la rupture d’un follicule de de Graaf dans la trompe et l'apparition d’une endosalpingite ».

Nous retombons dans la théorie de Richard. mais avec un facteur surajouté : l’inflammation, due le plus souvent - au gonocoque. Si nous entrons dans le détail delathéorie, voici comment Robinson l'explique :

té,

Dans la menstruation ou le rut, le ligament ovarien se

raccourcit, la trompe est de ce fait attirée vers l'ovaire. Elle ne choisit pas de point spécial d’accolement, mais vient coiffer l'ovaire comme un capuchon : c’est à cet instant que la menstruation ou le rut se produisent. A ce moment, toujours d'après Robinson, ces organes sont le siège d'une congestion intense et au niveau du contact tubo-ovarien, du mucus est excrété, qui accoleles franges à l'ovaire. L’adhérence ainsi formée présente une assez grande solidité et quand elle se rompt le mucus s'étire sous forme de filaments. Si à ce processus physiologique s'ajoute un processus inflammatoire, un tissu de néoformation sera créé et l’adhérence organisée. Voici donc notre adhérence constituée ; il se produit une dégénérescence kystique de l'ovaire, cela aux dépens d'un follicule ou d’un corps Jaune, et voilà le second facteur essentiel de notre formation. Le kyste ainsi formé se rompt dans la trompe et lacommunication tubo-ovarienne est constituée. L'inflammation se propage le long de la trompe et la mu-

.queuse de celle-ci se gonfle et devient saillante, empri-

sonnant enfin le contenu qui y a été déversé, Le liquide s’accumule et les parois distendues s’amincissent progressivement. Robinson admettait aussi un autre facteur de l'augmentation de volume du kyste : il pouvait se produire une rotation de la trompe sur son axe, de même que l’'hydronéphrose est constituée par la rotation du rein sur son uretère.

Olshausen admit aussi le rôle prépondérant du aan” coque dans de telles formations inflammatoires.

Richard n’expliquait point dans sa théoriele mécanisme de l’adhérence tubo-ovarienne, Veit et Robinson l’attribuent à l'inflammalion, mais ce n’est pas encore suffisant, Que sont devenues les franges? Quelle est leur

DORE situation par rapport à l'ovaire kystique et pourquoi celle situation? Voilà ce qu'ils ne nous disent pas. Von Rosthorn essaie de nous indiquer le mécanisme de cette intériorisation des franges ; au moment de l'ovulation, dit-il, la trompe s'enfonce dans le follicule qui vient d'éclater. Mais comme le fait remarquer Orfhmann, à cet

instant précis l'ouverture du follicule est trop minime pour permeltre une telle intrusion, l'explication est done

- tout à fait insuffisante, voire même illusoire.

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